Diplomatie. L'Otan durcit le ton face à la Chine

15 Juin, 2021, 17:33 | Auteur: Sue Barrett
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La déclaration adoptée lors du sommet traduit les préoccupations des alliés: la Russie, la Chine, les nouvelles menaces dans l'espace et le cyberespace, le terrorisme, la montée des régimes autoritaires. Mais "nous restons ouverts à un dialogue périodique et substantiel", ont-ils assuré. Le président américain a promis de dire au président russe quelles sont les "lignes rouges".

La Chine est également devenue une source de préoccupation.

Plus tôt, le secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan), Jens Stoltenberg, avait déjà déclaré au quotidien allemand Die Welt que Pékin et Moscou coopéraient "de plus en plus ces derniers temps, tant sur le plan politique que militaire". D'abord celui du "développement pacifique de la Chine " associé au " droit à se défendre": "Nous ne poserons de "défi systémique" à personne, mais si on nous pose des "défis systémiques", nous ne resterons pas indifférents", menace la mission chinoise auprès de l'Union européenne dans des propos repris, ce mardi 15 juin, par le site d'information d'État Pangpai, rappelant au passage "la tragédie historique du bombardement de l'ambassade de Chine en Yougoslavie" par l'Otan en 1999.

Les dirigeants alliés soulignent aussi que la Chine coopère par ailleurs avec la Russie dans le domaine militaire. "Il n'y aura pas de nouvelle guerre froide avec la Chine". "Cela représente une nouvelle dimension et un défi sérieux pour l'Otan", a-t-il expliqué.

"Il est très important de ne pas nous disperser et de ne pas biaiser le rapport à la Chine. Elle fait preuve d'opacité dans la mise en œuvre de la modernisation de son appareil militaire et dans celle de sa stratégie de fusion militaro-civile publiquement déclarée", ajoute le texte.

L'Otan a ainsi tourné la page Donald Trump, rassurée par la volonté affichée de Joe Biden de "revitaliser" les alliances des Etats-Unis.

Si le retrait américain d'Afghanistan, décidé sans concertation avec ses alliés, a mis à mal la crédibilité des opérations extérieures de l'Otan, les Alliés ne vont pas abandonner ce pays aux talibans. La Turquie a proposé de maintenir un contingent pour assurer sa sécurité et les modalités de cette contribution militaire ont été discutées par le président Recep Tayyip Erdogan avec ses homologues. Les Européens s'y disent prêts après avoir obtenu la reconnaissance de leur contribution à la sécurité collective. La France est du nombre, pas l'Allemagne, ni l'Italie, ni l'Espagne.

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