18 mois de prison requis contre l'auteur présumé — Gifle à Macron

11 Juin, 2021, 07:27 | Auteur: Lynn Cook
  • Damien Tarel condamné à 4 mois de prison ferme pour sa gifle à Emmanuel Macron

Son complice présumé, Arthur C.va quant à lui se voir " délivrer une convocation en justice pour la fin du second semestre 2022 pour répondre des infractions en lien avec les armes détenues illégalement ", qui ont été découvertes à son domicile a indiqué le procureur de la République.

Lors de son audition, Damien T., "en couple, sans enfant, sans profession", a reconnu "avoir porté un coup au chef de l'Etat et avoir prononcé des paroles dénonçant la politique".

Résidant à Saint-Vallier, au nord de Valence, les deux hommes avaient été arrêtés tout de suite après l'incident. Le procureur s'est inquiété d'un possible risque de récidive, disant percevoir "une sorte de détermination froide " chez cet homme inconnu de la justice.

Ce jeudi, Damien Tarel, qui partage des " convictions politiques traditionnelles de droite ou d'ultra-droite", était jugé en comparution immédiate, et s'est donc exprimé sur son geste.

Lors de sa garde à vue, qui a été prolongée, Damien T. âgé de 28 ans a expliqué avoir agi "sans réfléchir" pour "exprimer son mécontentement" a précisé le parquet. C'est de la bêtise. L'homme qui est accusé d'avoir giflé Emmanuel Macron, Damien Tarel, est un fan d'arts martiaux historiques qui suit des représentants de l'extrême droite, notamment royaliste, sur les réseaux sociaux.

Il faut relativiser et ne rien banaliser, mais ce n'est pas grave de recevoir une gifle quand on va vers une foule, a-t-il ajouté.

" Nous continuons, et nous continuerons plus que jamais, à aller à la rencontre des Français (...) ", a assuré pour sa part le Premier ministre Jean Castex, lors d'un déplacement à Rungis (Val-de-Marne), parlant aussi du président.

Mardi, il en avait appelé devant les députés " à un sursaut républicain", estimant que " nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie ". Il était jugé à Valence en comparution immédiate deux jours après les faits, qui ont suscité un soutien unanime des responsables politiques.

" Gifler le Président, c'est gifler la République".

"Il a pris conscience de son comportement".

"L'ancien président François Hollande s'est, lui, indigné face au " coup insupportable et intolérable à nos institutions ". Le prévenu a cependant expliqué qu'il souhaitait, dans tous les cas, marquer les esprits au moment de la venue du chef de l'État, mais ne savait pas dans quelle mesure.

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