Macron se fait gifler lors de son déplacement dans la Drôme - vidéo

09 Juin, 2021, 07:57 | Auteur: Lynn Cook
  • Emmanuel Macron a repris un bain de foule à Valence en soirée

Emmanuel Macron a été frappé par un homme lors d'un déplacement dans la Drôme, mardi. Il s'approche d'un homme avant de lui prendre le bras. " Je ne voudrais pas que des individus isolés ou des gens qui vont vers les extrêmes puissent, en quelque sorte, faire oublier le reste ", ajoute-t-il alors qu'il est interrogé à savoir si le climat politique se dégrade en France. Il faut relativiser cet incident qui est, je pense, un fait isolé.

Le procureur de la République a indiqué que les deux individus, demeurant la Drôme, ont été placés en garde à vue, et sont accusés d'avoir agressé une personne dépositaire de l'autorité publique, sans donner d'autres informations sur leur identité ou leurs motifs, mais les médias français ont fait part de leurs soupçons de leur appartenance à l'extrême droite. "À bas la macronie ". Après son déplacement dans un lycée hôtelier à Tain-l'Hermitage, où il a reçu cette gifle, le Président s'est rendu à Valence pour visiter un restaurant.

De la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen au leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, en passant par l'ex-président PS François Hollande, toute la classe politique a vivement condamné cette agression.

Lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée, le Premier ministre Jean Castex a dénoncé une "agression", soulignant qu'"à travers le chef de l'Etat, c'est tout simplement la démocratie qui est visée".

"Quelques minutes avant d'avoir été giflé, M. Macron avait lui-même appelé " tout le monde au respect et au calme " pour ne pas fragiliser la démocratie". Le candidat à l'Elysée a suscité la controverse en établissant un lien, dimanche sur France Inter, entre des actes terroristes ou violents survenus en France et les récentes campagnes présidentielles. "Saint-Denis!" renvoie clairement à la mouvance royaliste. "La politique ça ne peut en aucun cas être la violence, l'agression verbale, et encore moins l'agression physique". "Il est inadmissible de s'attaquer physiquement au président de la République, à des responsables politiques, mais plus encore au président qui est le Président", a insisté Mme Le Pen, en déplacement à Laxou (Meurthe-et-Moselle).

Il a ajouté, dans une brève déclaration à la CNN, "Nous n'avons pas d'autres commentaires pour le moment", notant que Macron a continué de serrer la main de la foule et que sa visite s'est poursuivie.

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