Des soldats israëliens ont pénétré dans la bande de Gaza

14 Mai, 2021, 21:23 | Auteur: Lynn Cook
  • Tirs de roquettes vers Israël tous les vols vers l’aéroport de Tel Aviv déroutés

Le commandant des brigades al-Qassam, branche armée du Hamas, Mohammed Deif, a annoncé via son porte-parole avoir lancé une roquette d'une portée de 250 km vers l'aéroport de Ramon, situé à plus de 200 km de la bande de Gaza, enclave palestinienne sous contrôle de ce mouvement islamiste armé, en "représailles" à des frappes israéliennes.

Du côté israélien, sept personnes ont été tuées, parmi lesquelles un enfant de six ans et un soldat, dans des tirs de roquettes ou de missiles antichars depuis la bande de Gaza.

Peu après minuit, jeudi, les alertes à la roquette ont repris dans le sud d'Israël mais aussi dans la métropole de Tel-Aviv et jusque dans le nord.

" L'aviation israélienne et des troupes au sol mènent actuellement une attaque dans la bande de Gaza", a déclaré l'armée dans un bref message.

Sur un autre front, l'armée israélienne a maintenu la pression sur la bande de Gaza, renouvelant raids aériens et tirs d'artillerie sur l'enclave palestinienne densément peuplée, contrôlée par les islamistes palestiniens du Hamas.

L'armée israélienne a multiplié les bombardements "pour infliger des dommages sévères aux tunnels " qui permettent aux combattants et dirigeants du Hamas, qui a tiré des centaines de roquettes vers Israël, de circuler à travers la bande de Gaza à l'abri des caméras de l'Etat hébreu, voire de traverser côté israélien pour tenter par exemple d'y prendre des otages, a-t-elle indiqué.

La violence s'était accrue depuis le début du ramadan (mi-avril), notamment à Jérusalem.

Les tensions ont émergé la semaine dernière à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé par Israël depuis 1967, où des familles palestiniennes d'un quartier de la Ville sainte ont été menacées d'expulsion au profit de colons juifs.

Des centaines de personnes ont manifesté dans la ville arabe de Kafr Kassem, dans le centre d'Israël, brûlant des pneus et incendiant des véhicules de police, a-t-il ajouté.

Pour faire face à l'escalade entre Arabes et Juifs, près de 1000 membres de la police aux frontières ont été appelés en renfort dans les villes mixtes qui sont le théâtre d'émeutes depuis mardi avec des échanges de coups de feu.

Des groupes israéliens d'extrême droite ont affronté dans des villes les forces de sécurité et des Arabes israéliens, descendants des Palestiniens restés sur leur terre à la création d'Israël en 1948. Elle a été demandée par la Tunisie, la Norvège et la Chine. Les Etats-Unis, qui avaient bloqué la session de vendredi et envisagé une réunion en début de semaine prochaine, ont accepté qu'elle soit avancée à dimanche. Lors des deux premières visioconférences, tenues à huis clos, les États-Unis se sont opposés à l'adoption d'une déclaration commune pour faire arrêter les affrontements, la jugeant "contre-productive" à ce stade, selon des diplomates.

" Nous ne tolérerons pas l'anarchie", avait prévenu M. Nétanyahou, affirmant jeudi que le déploiement de soldats était une " option ". "Nous soutenons la police de faire usage de leurs pleins pouvoirs".

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