Trump s’apprête à prononcer son premier discours en tant qu’ex-président

03 Mars, 2021, 08:56 | Auteur: Aubrey Nash
  • Trump remonte dans l'arène à la grand-messe des conservateurs américains

En outre, à 78 ans en 2024, l'âge et la forme du milliardaire influenceront sa décision. Et le tribun, volontiers provocateur, devrait bien flirter ouvertement avec cette idée. Pendant une heure et demie, l'ancien président américain a égrené ses thèmes favoris devant une foule acquise à sa cause.

Comme à son habitude, Donald Trump s'en est pris avec virulence à la politique des démocrates et de Joe Biden. "Avec votre aide, nous reprendrons la Chambre des représentants, nous reprendrons reprendrons le Sénat, et ensuite un président républicain fera un retour triomphant à la Maison-Blanche", a-t-il dit.

Le parti est également marqué par les mensonges répétés de Trump sur sa défaite électorale, sa destitution pour incitation à des émeutes dans le Capitole des États-Unis le 6 janvier et la ligne de démarcation que ses actions ont causée entre les républicains de l'establishment et les républicains.populistes pro-Trump. Une statue dorée à son effigie avait même été dévoilée. Il a affirmé que ce n'était pas nécessaire puisqu'il avait déjà le parti républicain.

Pour son premier discours depuis le 20 janvier, l'homme d'affaires parlera de "l'avenir du parti républicain et du mouvement conservateur", a indiqué à l'AFP son entourage. Il appelle à ne pas voter pour eux aux prochaines élections. "Si nous nous disputons, nous perdrons".

Un autre décret exécutif de Donald Trump, révoqué par Joe Biden, aurait interdit certains styles architecturaux modernes, tels que le brutalisme, pour les bâtiments fédéraux, au profit de styles classiques comme l'architecture géorgienne, l'architecture néo-grecque et l'Art déco. "Oui", a répondu mercredi aux journalistes le dirigeant de la minorité républicaine Kevin McCarthy, sans hésiter.

Alors que tant de ces partisans attendent de connaître ses futurs projets politiques, il a évoqué la possibilité de se présenter aux élections présidentielles de 2024. Et chacun est parti de son côté.

M. Trump a finalement été acquitté lors de son procès au Sénat, mi-févier. Mais fait historique, sept républicains ont voté en faveur de sa condamnation. "Nous serons unis et puissants comme jamais avant", devrait-il dire, selon des extraits de son discours, prévu à 15h40, obtenus par Fox News.

Au moins à CPAC, l'enthousiasme pour Trump est resté à travers le toit. Quant à son ancien vice-président Mike Pence, il a décliné l'invitation. Trois républicains sur quatre souhaitent que Trump "continue de jouer un rôle politique". Si l'ancien président reste à l'écart, l'appui à M. DeSantis grimpe à 43 %, comparativement à 8 % pour la gouverneure du Dakota du Sud, Kristi Noem, et à 7% pour l'ancien secrétaire d'État Mike Pompeo et le sénateur du Texas Ted Cruz.

"Mais Trump dispose du plus puissant porte-voix et de la plus vaste base de soutien" aujourd'hui, souligne-t-il.

Le "Grand Old Party" est "profondément divisé", renchérit Whit Ayres, consultant républicain et président de la firme North Star Opinion Research. " a-t-il déclaré devant des participants enthousiastes, en critiquant sans ménagement ses adversaires démocrates".

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