" "Lutte contre le projet de loi " Sécurité globale " en France

01 Février, 2021, 22:30 | Auteur: Lynn Cook
  • La dernière manifestation à Caen le samedi contre la loi Sécurité globale remonte au 16 janvier. 500 personnes étaient réunies

Une mesure défendue par le gouvernement pour qui elle vise à protéger les policiers victimes d'appels à la haine et au meurtre sur les réseaux sociaux, mais qui empêcherait selon ses détracteurs de filmer les forces de l'ordre en intervention et de documenter les violences policières.

Le collectif " #StopLoiSécuritéGlobale ", qui a demandé jusqu'ici sans succès à être reçu par le président Emmanuel Macron, cible également les articles 21 et 22 sur l'usage des caméras-piétons et des drones par les forces de l'ordre.

"Il faut qu'il s'étende, qu'il continue au mois de février pour qu'il devienne géant au mois de mars" au moment du passage de la proposition de loi "Sécurité globale" devant le Sénat, s'est exclamé sur la tribune un représentant du collectif.

A Paris, la réunion s'est tenue place de la République avec le soutien des "gilets jaunes" et des représentants du monde de la culture qui réclament la réouverture des cinémas, des musées et des théâtres.

Il s'oppose en outre au " nouveau schéma national du maintien de l'ordre " (SNMO), régulièrement invoqué par les forces de l'ordre pour limiter la couverture médiatique des manifestations. "Nous devons le faire tomber", exhorte le collectif dans un communiqué.

"Par leurs formes d'organisation et d'interaction, les fêtes libres sont tout autant des lieux de création artistique que d'expérimentations sociales, économiques et écologiques", estime le collectif.

De nombreux autres rassemblements sont prévus à travers le pays, notamment à Lyon, Lille, Nantes, Rennes, Strasbourg, Montpellier, Toulon, Nice, mais aussi Dijon, La Rochelle, Quimper, Abbeville, Tarbes, Le Havre etc.

Dans un contexte de semi-confinement et sous une météo incertaine, ils n'ont pas fait le plein: selon le ministère de l'Intérieur, 32.770 personnes y ont participé sur l'ensemble du territoire, dont près de 5000 à Paris. Le 28 novembre, au pic du mouvement, le ministère comptait 133 000 manifestants, la coordination 500 000 personnes.

La proposition de loi a été vivement critiquée ces derniers mois, en France par la Défenseure des droits et la Commission nationale consultative des droits de l'Homme, et à l'étranger par des rapporteurs spéciaux des Nations unies et la commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe.

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