Joe Biden décrète la fin de l'ère Trump — États-Unis

01 Février, 2021, 07:11 | Auteur: Lynn Cook
  • Derrière des microphones le président Joe Biden s'adresse aux reporters devant un tableau montrant l'ex-président Abraham Lincoln

Nous le ressentons dans notre for intérieur.

"Nous devons guider la réponse mondiale" à cette crise "existentielle", a-t-il insisté.

Cette date correspond aussi au cinquième anniversaire de la signature de l'accord de Paris, que les Etats-Unis ont à nouveau rejoint quelques heures après l'entrée en fonction de Joe Biden. Dans ce cadre, les Etats-Unis doivent rehausser leurs objectifs avec comme horizon potentiel une baisse de 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, par rapport aux niveaux de 2005.

"Et il est désormais temps d'agir, non seulement parce que c'est la chose à faire, mais aussi parce que nous en bénéficierons tous", a-t-il ajouté dans des remarques depuis la Maison blanche. L'administration du président démocrate a rédigé un texte imposant un moratoire sur l'octroi de nouvelles concessions pour des forages pétroliers et gaziers sur les terres et les eaux appartenant au gouvernement.

Si le Washington Post s'est intéressé à la façon dont Biden organisait ses journées et a observé une rupture "presque brutale" avec le style "chaotique" de son prédécesseur, de nombreux médias se sont surtout penchés sur le rythme frénétique des mesures prises par le nouveau président depuis son investiture, le 20 janvier.

Les Etats-Unis devraient aussi s'engager à préserver l'intégrité de 30% des terres et des eaux fédérales d'ici 2030, afin d'enrayer la perte de la biodiversité. Certaines associations environnementales, comme l'ONG Oceana, souhaitent toutefois que le Président aille encore plus loin, en transformant le moratoire sur les forages en une interdiction permanente, tandis que le projet présidentiel a provoqué de vives critiques dans l'industrie des énergies fossiles. Joe Biden devrait également donner au changement climatique le statut de "priorité de sécurité nationale" et reconstituer un groupe d'experts en science et technologie chargé de le conseiller.

"Limiter l'exploitation (d'énergies fossiles) sur les terres et les eaux de l'Etat, ce n'est rien de moins qu'une politique visant à +importer davantage de pétrole+", lance Mike Sommers, président de la plus grande fédération des professionnels de l'industrie pétrolière et gazière aux Etats-Unis. Prochain objectif, éviter le passage en force pour son plan de relance de l'économie, à hauteur de 1.900 milliards de dollars. Jusqu'ici, les Etats-Unis ne s'étaient pas prononcés. Il pourrait cependant faire face aux réticences des élus républicains, même si un accord bipartite reste envisageable.

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