Vaccination : pas d'allongement du délai entre les deux doses Pfizer-BioNTech

29 Janvier, 2021, 00:31 | Auteur: Jonathan Ford
  • Vaccin anti Covid: Olivier Véran refuse d’allonger le délai entre deux doses

Pour faire face à la "flambée épidémique", la Haute autorité de santé (HAS) a estimé samedi 23 janvierqu'il était "raisonnable" de porter à six semaines le délai entre l'injection des deux doses de vaccins à ARN messager comme ceux développés par Pfizer/BiONTech et Moderna, au lieu des trois à quatre semaines actuelles.

L'objectif est " de protéger plus vite un plus grand nombre de personnes à risque d'hospitalisation ou de décès", alors qu'on dispose d'un nombre limité de doses en raison d'un " approvisionnement progressif ". Au 26 janvier, seulement plus d'un million de personnes (1 184 510) ont reçu leur première dose de vaccin anti-Covid, d'après le site Covid-Tracker et les données du gouvernement.

Davantage de personnes recevraient la première injection dans un premier temps, mais il faudrait ensuite assurer la deuxième injection dans les semaines suivantes et "fin mars, début avril, in fine, le nombre de personnes vaccinées serait le même", a expliqué Alain Fischer, président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale. Certains pays, comme le Royaume-Uni ou le Québec, ont choisi un délai de douze semaines.

"Pourtant, toucher à ce fameux intervalle est loin de faire consensus". "Après une seule dose, on n'a pas atteint un niveau de protection suffisant pour ne pas être infecté, et si on espace trop les doses, il se peut qu'on n'atteigne jamais ce niveau suffisant d'anticorps pour être protégés ", a déclaré l'infectiologue Karine Lacombe, dimanche, au Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro. Les deux fabricants autorisés - Pfizer et Moderna - ont livré à ce jour deux fois plus de doses environ que celles administrées. Selon des données préliminaires publiées en Israël, "chez les sujets âgés de plus de 60 ans, la protection contre la survenue d'un Covid dans la période entre la première et la seconde dose n'est que de 33%", ce qu'il qualifie de "déception". "L'efficacité et la sécurité du vaccin n'ont pas été évaluées pour d'autres calendriers de dosage", ont d'ailleurs souligné début janvier BioNTech et Pfizer.

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