Cet appel de Francis Lalanne à le destituer — Emmanuel Macron

27 Janvier, 2021, 13:25 | Auteur: Sue Barrett
  • France: le chanteur Francis Lalanne appelle l’armée à renverser le gouvernement

Ce mardi 26 janvier, le militant du mouvement des Gilets jaunes est revenu sur la polémique: "À l'origine, cette tribune, c'est un bouquin que je voulais écrire sur la carence des corps intermédiaires dans la République et de la dérive liberticide de l'exercice du pouvoir par l'exécutif, explique Francis Lalanne sur le plateau de CNews". "Appel à la mobilisation générale du peuple français contre la tyrannie". Dans celle-ci, le chanteur lance un appel aux Français pour destituer Emmanuel Macron. Le chanteur a fait grand bruit avec une tribune baptisée J'appelle publiée vendredi 22 janvier dernier sur le site France Soir (jugé complotiste et accusé de répandre de fausses informations par d'anciens journalistes de la publication, ndlr).

"Dans ce texte grandiloquent, il dénonce la "tyrannie" instaurée par le gouvernement au nom de la lutte contre le Covid-19". "J'appelle les plus hauts dignitaires de l'armée française à venir au secours du peuple et à faire cesser le trouble social et politique dont souffrent depuis trop longtemps la Nation, poursuit celui qui a longtemps manifesté avec les Gilets jaunes". Après la publication de ce texte hallucinant, de nombreux internautes ont justement fait remarquer que Francis Lalanne s'exposait à des poursuites.

"Une fois les auteurs du coup d'Etat mis à pied, j'appelle l'armée française à les faire comparaître devant un tribunal constitué en Haute Cour, pour qu'ils aient à répondre du chef de haute trahison", avait ajouté le chanteur.

Avant même la tribune de Lalanne, le site de France Soir défrayait régulièrement la chronique pour ses publications complotistes. Des spécialistes du droit y ont notamment rappelé qu'en vertu de l'article 413-3 du Code pénal, "le fait, en vue de nuire à la défense nationale, de provoquer à la désobéissance par quelque moyen que ce soit des militaires ou des assujettis affectés à toute forme du service national est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende".

De plus, "lorsque la provocation est commise par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables".

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