France : les masques faits maison déconseillés par le ministre Véran

22 Janvier, 2021, 10:28 | Auteur: Sue Barrett
  • Une personne se fait vacciner contre le Covid-19 dans un centre de vaccination à Fleurance dans le Gers le 19 janvier 2021

En effet, les masques en tissus fabriqués à la maison ne permettent pas de filtrer suffisamment comme les chirurgicaux.

Les masques en tissu de catégorie 1 (ou UNS1, pour "usage non sanitaire 1") filtrent 90% des particules, contre 70% pour la catégorie 2 (UNS2), selon des normes élaborées par l'Afnor. Les autorités sanitaires veulent inciter les Français à porter les masques les plus filtrants pour contrer l'apparition des nouveaux variants plus contagieux détectés en Angleterre ou en Afrique du Sud. " 500 000 nouvelles places de vaccination seront ouvertes " à la réservation lundi pour des créneaux disponibles à la fin janvier a-t-il annoncé. 823 567 personnes ont été vaccinées contre la Covid-19 en France, jusqu'ici. "Dans 95% des cas, les choses se passent de manière remarquable" a indiqué le ministre de la Santé, interrogé au 20 heures de TF1 sur les ratés de la campagne de vaccination française. Il avait alors évoqué la cible de "15 millions de personnes vaccinées avant l'été", soit "une grosse partie de la population à risque de forme grave".

Lors de son passage sur le plateau de TF1, jeudi 21 janvier dernier, le ministre de la Santé, Olivier Véran a incité la population française à ne plus utiliser le "masque artisanal". Si aucune nouvelle contrainte n'a été annoncée, le ministre est revenu sur les décisions prises en conseil de défense, mercredi à l'Elysée, tout en dressant un point sur la situation épidémique et en répondant à la polémique sur la pénurie de vaccins qui a obligé des centres de vaccination à fermer.

Mais "nous n'en sommes pas là aujourd'hui", a assuré Olivier Véran, souhaitant "donner sa chance de fonctionner" au couvre feu désormais avancé à 18 heures sur tout le territoire et qui a permis une baisse de l'incidence épidémique dans les quinze départements où la mesure a été appliquée dès début janvier. Mais que l'on constate "davantage de variants anglais", une pression sanitaire qui deviendrait intenable et "nous pourrions être amenés à prendre des mesures plus dures telles que les Français en ont connu", du "type confinement".

Si pour le moment ce variant représente environ 1,4% du total des contaminations quotidiennes, la France joue "une course contre la montre et je pèse mes mots". (.) - a souligné le ministre Véran qui souligne que le taux de contamination sera " un facteur déterminant pour les jours, les semaines et les mois à venir, et je parle aussi en jours", a-t-il insisté.

Recommande: