Le Mexique valide le vaccin AstraZeneca/Oxford

16 Janvier, 2021, 06:01 | Auteur: Lynn Cook
  • LE ROYAUME-UNI DÉPLOIE LE VACCIN D'ASTRAZENECA MAIS SE DIRIGE VERS UN CONFINEMENT DRASTIQUE

Le Premier ministre Boris Johnson devait annoncer lundi soir des restrictions plus sévères pour l'Angleterre tandis que la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a décrété un nouveau confinement pour l'Ecosse pour tout le mois de janvier. Les écoles, laissées jusqu'à présent ouvertes, ont fermé.

Appelant la population à suivre les nouvelles règles immédiatement, il a annoncé la fermeture des écoles, qui passeront à l'enseignement à distance dès mardi. Les provinces d'Irlande du Nord et du Pays de Galles ont quant à elles déjà instauré juste après Noël leur troisième confinement.

Le vaccin AstraZeneca-Oxford peut être stocké dans un réfrigérateur ordinaire, ce qui facilite son transport et son utilisation.

Il avait déjà été en décembre le premier pays occidental à lancer une campagne de vaccination contre le COVID-19 avec le produit de Pfizer-BioNTech.

Le vaccin anti-covid développé par le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca et l'université d'Oxford a également été autorisé dans d'autres pays à savoir l'Argentine ainsi que l'Inde.

En France, où le gouvernement est accablé de critiques sur la lenteur de sa campagne de vaccination, le ministre de la Santé Olivier Véran a assuré mardi que "le rythme de croisière de la vaccination en France" allait "rejoindre celui de nos voisins dans les prochains jours".

Aux Etats-Unis, où 17 millions de doses ont déjà été distribuées aux Etats, administrer ces doses déjà disponibles est la priorité, a-t-il dit à l'AFP.

Le pays, contrairement au Royaume-Uni, passait pour le bon élève européen, mais il est fortement touché par la seconde vague, surtout à l'Est.

Selon le Bureau national des statistiques, plus de 1,12 million de personnes étaient infectées par le virus en Angleterre la semaine dernière, soit un habitant sur cinquante et plus de 60.000 cas ont été recensés mardi au Royaume-Uni.

Alors que Mme Merkel n'a pas été en mesure au début de l'automne d'imposer des mesures plus strictes, la gestion de la deuxième vague suscite désormais des critiques.

Au cours de cette même conférence de presse, Kate O'Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l'OMSOrganisation mondiale de la santé, a affirmé que le délai ne pouvait pas excéder six semaines.

Face a un rebond de l'épidémie lié à un variant plus contagieux, les autorités britanniques ont décidé de donner la première dose de vaccin à plus de monde, sans attendre, et de décaler la date de la deuxième injection trois mois après la première, soit bien au-delà des trois à quatre semaines recommandées.

À la date du 4 janvier, seules 516 personnes avaient été vaccinées en France, contre 264.000 en Allemagne. D'où de vives attaques de l'opposition.

Signe de la préoccupation, une " réunion de travail et de suivi " de la vaccination s'est tenue lundi après-midi autour du président Emmanuel Macron, et le gouvernement a avancé à ce lundi le début de vaccination pour les soignants. Et le nombre de patients Covid hospitalisés s'élève à 24 962 - soit 182 de plus que dimanche -, au plus haut depuis le 21 décembre.

La campagne de vaccination contre le coronavirus a commencé le 27 décembre dernier en Europe.

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