Restrictions, couvre-feu, vaccination... De nouvelles décisions attendues en France ce jeudi

14 Janvier, 2021, 16:00 | Auteur: Jonathan Ford
  • Vaccination contre le Covid-19 dans un ehpad de Villeneuve-Loubet en France

Un conseil de défense s'est réuni mercredi autour du chef de l'Etat et de nouvelles mesures seront annoncées jeudi pour ralentir l'épidémie.

La semaine dernière, les bars, restaurants et lieux culturels ont déjà vu leur réouverture repoussée. Les universités, où la situation mentale des étudiants inquiète, n'ont repris qu'au compte-gouttes à la rentrée. Près de 97.000 cas avaient été répertoriés la semaine précédente sur sept jours, traduisant déjà une "nette augmentation", avait indiqué l'agence sanitaire.

En 24 heures, la maladie a tué 232 personnes (contre 362 la veille), portant le bilan total des décès à 69 031 depuis le début de l'épidémie. Les résultats des analyses complémentaires "confirment que le variant impliqué dans les contaminations n'est pas le variant VOC 202012/01 circulant au Royaume-Uni". La campagne de vaccination, qui a débuté le 26 décembre, a été largement critiqué au départ pour sa lenteur. "Et là, il faut utiliser ce temps pour s'organiser pour vacciner", a-t-elle insisté.

Passée la vive polémique sur le démarrage au compte-gouttes de la vaccination, le rythme s'est un peu accéléré, boosté par l'élargissement de la campagne aux professionnels de santé, pompiers, ou aides à domicile de plus de 50 ans ou à risques de formes graves du Covid-19. Ces chiffres, datant du 11 janvier 2021, devraient s'accroître avec l'arrivée, ce mardi, du deuxième vaccin Moderna, autorisé à être administré depuis le vendredi 8 janvier dernier. Aura-t-on atteint les objectifs du gouvernement fin janvier? S'il assure que la France est plutôt bon élève par rapport au reste de l'Europe, le Pr Delfraissy a évoqué le "danger potentiel" du variant anglais, expliquant que, si rien n'était fait pour limiter sa propagation, il pourrait y avoir des "dizaines de milliers de cas" liés à ce variant au mois d'avril en France, d'après des projections mathématiques.

Mais avec 5 millions de personnes âgées de plus de 75 ans en France, "l'honnêteté commande de dire que cette vaccination prendra plusieurs semaines", a clarifié le Premier ministre Jean Castex, lors des questions au gouvernement au Sénat.

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