Le sous-secrétaire d’Etat américain reçu par Boukadoum — MAE

09 Janvier, 2021, 21:45 | Auteur: Lynn Cook
  • Les forces armées royales

Pour rappel, une importante délégation américaine, et à sa tête le sous-secrétaire d'Etat Adjoint américain, David Schenker, a entamé mercredi une visite de deux jours en Algérie.

Le Maroc est ainsi devenu le quatrième pays à normaliser ses relations avec Israël en 2020 -après les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan. Cette visite, la première d'un haut responsable américain, fait suite à la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur l'ancienne colonie espagnole, à rebours de la position des Nations unies.

"Pour les Etats-Unis, seules des négociations politiques entre le Maroc et le -Polisario- dans le cadre du plan marocain d'autonomie sont à même de conduire à un règlement" du différend autour du Sahara, a estimé Schenker lors d'une conférence de presse dans la capitale algérienne.

Schenker a déclaré à ce propos: " Je tiens à être très clair: les Etats Unis ne sont pas en passe d'établir une base américaine au Sahara Occidental", précisant que " le Commandement des Etats-Unis pour l'Afrique (Africom) n'a pas évoqué le transfert de son siège au Sahara Occidental ".

A son arrivée à l'aéroport Hassan 1er de Laâyoune, M. Schenker a été accueilli par le wali de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, gouverneur de la province de Laâyoune, Abdeslem Bekrate. Ce mouvement militaire a poussé le Polisario à rompre le cessez-le-feu, signé en 1991 sous l'égide de l'ONU, et généré des tensions avec l'Algérie voisine, sans susciter de réaction du Conseil de sécurité de l'ONU. Cette visite a pour but de "renforcer le dialogue et la concertation entre l'Algérie et les Etats-Unis sur plusieurs questions régionales et internationales". Car, " il faut dire que depuis le tournant historique de la reconnaissance américaine, la religion officielle en Algérie était d'entretenir le doute et d'évoquer de manière mal intentionnée les possibilités que le futur maître de la Maison Blanche, Joe Biden, puisse revenir sur l'ensemble des décisions diplomatiques prises par l'équipe de Donald Trump ". C'est à lui que revient la gestion politique d'un des plus brûlants dossiers de l'actualité diplomatique américaine, la crise iranienne et ses prolongements régionaux. L'administration (américaine) a fait un pas vers une solution plus sérieuse, plus réaliste et plus crédible au conflit au Sahara occidental.

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