Réunion de suivi de l’Opep+ ce 04 janvier 2021 — Marché du pétrole

07 Janvier, 2021, 22:43 | Auteur: Aubrey Nash
  • Fluctuations du cours du baril de Brent et de WTI durant l'année 2020 marquée par la pandémie de Covid-19

En amont de la réunion virtuelle de l'Organisation des Pays Exportateurs de pétrole (OPEP), tenue aujourd'hui et qui traitera de la hausse de la production pétrolifère, le cours du pétrole a augmenté.

Le premier sommet ministériel de l'année des membres de l'OPEP+ reprendra mardi 5 janvier à 14h30 GMT (15h30 à Vienne, siège du cartel), a indiqué l'organisation après trois heures de négociations par visioconférence.

" Après un long débat et des concertations qui ont duré prés de 24h, les membres de l'Opep+ ont décidé d'écarter la possibilité d'augmenter la production globale du groupe de 500.000 barils/jour, mais ont accordé une exception à la Russie et au Kazakhstan, qui peuvent augmenter leurs productions de, respectivement, 65.000 barils/jour et 10.000 barils/jour", a déclaré le ministre de l'Energie, Abdelmadjid Attar à la presse à l'issue de la réunion.

Pendant que l'Arabie Saoudite baisse sa production, le Russie fait le contraire. Il s'interroge aussi sur " les effets structurels du Covid-19 sur les comportements des consommateurs, en particulier dans le secteur des transports ".

"Ce n'est pas tant la disponibilité du vaccin, c'est la vaccination qui compte", a d'ailleurs souligné le demi-frère du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, s'inquiétant aussi des récentes mutations du virus, jugées "inquiétantes et imprévisibles".

À rebours du consensus auquel sont péniblement parvenus les membres de l'Opep+ mardi, l'Arabie Saoudite a fait savoir qu'elle réduirait volontairement sa propre production.

Mais l'Arabie saoudite a donc créé la surprise en annonçant, postérieurement à la clôture de la réunion, une baisse volontaire de 1 million de barils par jour de sa production ces deux prochains mois (de facto ce sont donc 8,125 millions de barils puis 8,05 millions de barils par jour qui seraient retirés du marché, en supposant que les autres membres n'en profitent pas pour accélérer encore plus de leur côté).

Leur effort de coupe, pénible pour les finances des 20 pays qui y sont soumis (l'Iran, le Venezuela et la Libye sont exemptés), a joué son rôle l'an dernier en inversant la chute vertigineuse des prix du brut, jusqu'en terrain négatif pour la référence américaine en avril, une première dans l'histoire.

Le cartel a par ailleurs entériné le passage de témoin entre le ministre algérien du Pétrole et celui de l'Angola, Diamantino Azevedo, en qualité de président tournant de l'OPEP.

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