Alex Thomson au ralenti à cause de problèmes techniques — Vendée Globe

30 Novembre, 2020, 18:39 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Loic VENANCE- AFP  Archives

La lutte faisait rage entre Ruyant, Thomson et Dalin, qui se tenaient en moins de 70 milles nautiques (environ 130 kilomètres). Derrière eux, Jean Le Cam (Yes we Cam!), quatrième, accuse 446 km de retard (240,7 nm). Derrière le trio de tête, ils sont quatre à se tenir en 100 milles (Le Cam, Escoffier, Burton et Herrmann) et ils sont désormais 14 skippers à avoir franchi l'équateur.

"Dans les prochaines 24 heures, il va falloir faire des choix et définir une route vers l'est pour la semaine et ce n'est pas évident", avait prévenu Dalin jeudi. On ne sait pas encore très bien ce qui a causé ces dégâts. Reste à savoir qui adoptera la meilleure tactique au moment de prendre la direction du Cap de Bonne-Espérance. "On fait une belle course avec lui, et le trio que nous composons est très stimulant", a indiqué Charlie Dalin au sujet d'Alex Thomson. Je vis bien le fait d'être seul sur le bateau, je n'ai pas vu le temps passer, mais j'aime bien avoir des infos de la terre, ça m'apaise un peu. "Les trois marins, qui filaient vers la pointe sud de l'Afrique, naviguent sur des voiliers " volants " dernière génération (les " foilers "), intrinsèquement plus rapides que les monocoques traditionnels.

Les "foilers" sont des bateaux éprouvants mais très rapides.

Le Français Thomas Ruyant sur son bateau LinkedOut aux abords des Sables-d'Olonne avant le départ du Vendée Globe le 8 novembre 2020
Vendée Globe : Alex Thomson victime d'une avarie majeure

Actuellement dixième du classement, Sébastien Simon (Arkéa Paprec) s'est a donné de ses nouvelles lors d'une vacation nocturne: "Dans l'Atlantique Sud, ce ne seront pas des conditions à record".

"Avec nos ingénieurs et nos architectes navals, nous avons travaillé toute la nuit pour mettre au point un plan de réparation complet pour Alex, poursuit-il. Alex a maintenant mis le bateau dans une position sûre afin de réduire les mouvements causés par la mer à bord pendant qu'il effectue la réparation".

"On a cet anticyclone à contourner, c'est pour cela que nous nous dirigeons vers le Brésil. Malgré tout ce qui s'est passé pour moi depuis le début, je ne suis pas si mal. Il y a trois jours, j'ai plongé sous le bateau pour enlever un filet, je n'ai pas fait le fier!", a raconté Giraud. Il n'est plus quà 50 milles de Giraud (92 km).

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