93 médicaments commercialisés en France seraient dangereux, selon une revue médicale

28 Novembre, 2020, 19:09 | Auteur: Jonathan Ford
  • Selon la revue Prescrire 93 médicaments commercialisés en France sont à éviter

Tous les médicaments ne se valent pas.

La liste 2021 porte sur 112 médicaments dont 93 commercialisés en France, explique Prescrire. Cette liste recense des médicaments plus dangereux qu'utiles, à écarter des soins. Ils ont été analysés par la revue pendant dix ans, de 2010 à 2020. Et Prescrire de préciser: "notre évaluation repose sur une procédure rigoureuse: recherche documentaire méthodique et vérifiable, détermination de critères d'efficacitéqui comptent pour les patients, hiérarchisation des données scientifiques selon la solidité des preuves, comparaison versus traitement de référence (s'il existe), prise en compte des effets indésirables et de leur part d'inconnues".

⇒ A cause d'un retrait d'autorisation de mise sur le marché depuis septembre 2020: l'ulipristal dosé à 5 mg (Esmya®), utilisé dans les fibromyomes utérins a été retiré car "il expose à des atteintes hépatiques graves, justifiant parfois une transplantation hépatique".

La liste noire englobe tant des médicaments qui exposent à des risques disproportionnés au regard des bénéfices apportés, des médicaments nouveaux dont la balance est moins favorables que les anciens, ou encore des médicaments dont l'efficacité n'est pas prouvée.

Il peut s'agir de médicaments anciens, dont l'utilisation est dépassée par d'autres médicaments plus récents et dont la balance " bénéfices risques " est plus favorable. L'Agence du médicament ANSM a déjà averti des risques de troubles psychiatriques (anxiété, dépression) et sexuels (dont des troubles de l'éjaculation et une diminution de la libido) devant conduire à l'arrêt de ce traitement anti-calvitie.

Comme le rapporte Santé Magazine, parmi les nouveaux ajoutés cette année à cette liste noire, on trouve deux médicaments qui exposent à des effets indésirables "disproportionnés" par rapport à leur faible efficacité ou à la bénignité des troubles traités.

Également épinglé par la revue Prescrire: le piracétam (Nootropyl et génériques), un "vasodilatateur" autorisé dans diverses indications dont les vertiges, et comme traitement d'appoint pour de troubles mineurs chroniques (cognitifs ou neurosensoriels) liés au vieillissement. "Il s'agissait d'un oubli dans la précédente édition du bilan", précise la revue.

Enfin, une dizaine de médicaments de la famille des gliflozines, contre le diabète, figurent aussi parmi les médicaments à écarter. "Au fil du temps, leur balance bénéfices-risques défavorable s'est confirmée". "Surtout si tous les acteurs de santé réagissent à temps", souligne-t-elle.

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