" "La campagne d’hiver 2020 s’annonce " difficile " — Restos du cœur

27 Novembre, 2020, 01:02 | Auteur: Ruben Ruiz
  • La dernière collecte départementale a permis de récupérer une tonne et demie de denrées

Les inscriptions ont augmenté de 10% en moyenne en fonction des départements pour cette campagne d'hiver.

De plus, l'association alerte sur la situation des jeunes venant aux Restos du coeur.

En 2019, les Restos du cœur ont accueilli 875 000 personnes et distribué 136,5 millions de repas. Œufs, pain, pâtes, haricots, boîtes de thon. "Ça permet de faire des économies à la maison", raconte la jeune femme de 25 ans, sans emploi, présente comme une soixantaine d'autres personnes devant le centre le plus important du Val-d'Oise.

Nés d'une idée de Coluche en 1985, les Restos du cœur accueillent chaque année les personnes démunies pour leur campagne d'hiver.

Les Restos du coeur lancent aujourd'hui leur 36ème campagne qui va être marquée par la crise du coronavirus. "Nous devons nous préparer à la montée d'une vague d'une ampleur au moins équivalente", alerte le président de l'association.

La crise sanitaire de la Covid-19 s'est rapidement et progressivement transformée en crise sociale avec des "conséquences économiques évidentes non évaluées à ce jour", s'inquiète le président des Restos du cœur de Haute-Loire qui souligne l'engagement des bénévoles altiligériens qui devront affronter "de nombreux défis en particulier celui de répondre à l'urgence des situations rencontrées, tout en faisant vivre le cœur du projet des Restos ". "La distribution accompagnée a laissé place à un système de drive, où les bénévoles amènent les denrées alimentaires à l'entrée du centre où les bénéficiaires attendent en file".

"La plupart de nos locaux ne sont pas adaptés pour respecter les consignes de distanciation", explique Patrice Blanc. Mais l'arrivée de l'hiver et la dégradation des conditions climatiques interrogent sur la pérennité de ce système. La disparition d'emplois a plongé des étudiants dans la précarité. Exit également le "coin café" qui offrait un moment de convivialité les années précédentes. Les moins de 25 ans représentent déjà près de la moitié des bénéficiaires, et les mineurs 40%. Et pour certaines associations, un million de personnes en plus vont plonger dans la pauvreté.

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