Bruxelles et Moderna concrétisent une vaste commande de vaccins — Covid

24 Novembre, 2020, 22:05 | Auteur: Aubrey Nash
  • Covid-19 : le vaccin développé à l'université d'Oxford est «hautement efficace»

Ces résultats semblent pour l'heure moins probants que ceux de ses concurrents Pfizer/BioNTech ou Moderna, dont l'efficacité dépasse les 90%, mais la formule britannique a l'avantage d'utiliser une technologie plus traditionnelle, rendant son futur vaccin moins coûteux et plus facile à stocker puisqu'il n'a pas besoin d'être conservé à très basse température.

Dans le détail, l'efficacité monte à 90% pour un échantillon de personnes qui ont reçu une demi-dose puis une dose un mois plus tard, ce qui permettrait de vacciner davantage de monde. D'autres patients ont reçu deux doses complètes à un mois d'intervalle et dans ce cas l'efficacité n'est que de 62%.

"En donnant une première dose plus petite le système immunitaire répond mieux". Elle avait ainsi plus de chances de trouver des cas asymptomatiques que Moderna ou Pfizer/BioNTech, qui n'avait pas le même protocole, explique le New York Times. Pendant les essais, aucun patient n'a été hospitalisé ou n'a développé une forme grave du virus. Les scientifiques ont également vu une réduction des infections asymptomatiques après l'injection du vaccin, suggérant que celui-ci pourrait réduire la transmission.

Une logistique plus simple.

Le vaccin d'Oxford est un vaccin plus classique, car il utilise un adénovirus comme vecteur, et ce type de vaccin est beaucoup plus stable.

Pour le professeur Andrew Pollard de l'université d'Oxford, "ces résultats montrent que nous avons un vaccin efficace qui va sauver de nombreuses vies". Mieux, le groupe prévoit d'avoir fabriqué 200 millions de doses de son candidat vaccin d'ici à la fin 2020, et 700 millions de doses à la fin du premier trimestre 2021.

La publication des résultats d'essais cliniques de vaccins contre le Covid-19 se poursuit. AstraZeneca a promis d'offrir le vaccin à prix coûtant jusqu'en juillet 2021 (au moins) pour les pays développés, et pour toujours pour les pays pauvres.

Avant cette annonce, la Commission européenne avait déjà signé cinq contrats pour précommander des vaccins: avec le suédo-britannique AstraZeneca et l'américain Johnson & Johnson (jusqu'à 400 millions de doses auprès de chacun), le duo franco-britannique Sanofi-GSK (jusqu'à 300 millions de doses), le duo américano-germanique Pfizer-BioNTech (jusqu'à 300 millions de doses) et enfin avec l'allemand CureVac (jusqu'à 405 millions de doses). 15% d'entre-elles devraient échoir à la France.

Aux États-Unis, les autorités espèrent commencer les vaccinations mi-décembre, sitôt les premiers vaccins approuvés par l'Agence américaine des médicaments (FDA), dans l'espoir de parvenir au printemps à l'immunité collective, a indiqué dimanche Moncef Slaoui, un haut responsable de l'opération gouvernementale pour les vaccins. En cas d'approbation par les autorités sanitaires locales, le Royaume-Uni se dit prêt à distribuer le vaccin dès le mois de décembre.

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