Pour Emmanuel Macron, "il n'est pas question de déconfiner" — Coronavirus

22 Novembre, 2020, 17:09 | Auteur: Lynn Cook
  • La première étape de l’allègement du confinement se tiendra aux alentours du 1er décembre

Alors qu'il devrait s'exprimer ce mardi sur la situation qui prévaut actuellement en France, Emmanuel Macron a assuré dans l'entretien avec Le JDD qu'il va mettre fin à " l'incertitude " sur la crise sanitaire. "Rien n'est pire que l'incertitude et l'impression d'une morosité sans fin ", reconnait-il.

Pas de déconfinement prévu, car "aujourd'hui, le niveau de circulation du virus dans le pays est le même qu'au moment du couvre-feu".

Questionné sur les vacances de Noël au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a appelé à distinguer "la question du souhait et la question de la réalité". Savoir ensemble où nous allons et comment y aller, poursuit le chef de l'Etat. C'est difficile car la pandémie est par essence imprévisible et mondiale. Mais c'est la clé de la confiance, qui elle-même est la clé du succès. Selon Emmanuel Macron, "il n'y a pas de fatalité". Les crises peuvent être, à la fin, des accélérateurs de progrès.

Gabriel Attal évoque des "assouplissements" au confinement actuel, qui se feront selon "trois étapes au regard de l'évolution sanitaire": "D'abord autour du 1er décembre, puis avant les congés de fin d'année, puis à partir de janvier 2021". "Et la France a tous les atouts pour l'être".

Le dernier bilan de ce samedi révèle quelques 300 décès de malades liés au Covid-19 ces dernières 24 heures.

Dans une interview, également accordée au JDD, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a précisé, en amont de l'allocution présidentielle: " Soyons clairs: le confinement va se poursuivre et donc la limitation des déplacements aussi ". En ce qui concerne les commerces, "nous nous étions engagés à leur permettre de rouvrir autour du 1er décembre si l'amélioration de la situation sanitaire se confirmait, ce qui semble être le cas", dit-il. Mais "certains établissements, comme les bars et restaurants, continueront à connaître des restrictions".

Dans l'immédiat, la réouverture des commerces "autour du 1er décembre" est quasi acquise, avec des protocoles adaptés.

Selon Gabriel Attal, la France a déjà signé trois contrats avec des laboratoires, en a "au moins trois autres très avancés, et d'autres en discussion", avec "en moyenne 30 millions de doses par contrat".

Le porte-parole juge par ailleurs "intéressante", "à titre personnel", la possibilité de rendre obligatoire l'isolement des cas positifs et des cas contacts.

Les interventions de ces secteurs se sont multipliées ces derniers jours pour attirer l'attention de l'exécutif sur leurs difficultés, tandis que montait la critique des oppositions. "Beaucoup de nos voisins l'ont fait et j'entends des Français qui estiment subir des contraintes qui pourraient être allégées si nous concentrons les efforts sur les chaînes de contamination", fait-il valoir.

Recommande: