Trump a sondé ses conseillers pour bombarder un site iranien

21 Novembre, 2020, 09:57 | Auteur: Lynn Cook
  • Reports: Trump voulait attaquer l'Iran la semaine dernière mais a été dissuad

Des doutes, exprimés en privé, émergent au sein du ministère de la Défense "quant au fait que le président pourrait lancer des opérations, ouvertes ou secrètes, contre l'Iran ou d'autres adversaires à la fin de son mandat", indique le New York Times. Se poser la question, ce n'est pas seulement s'interroger sur l'état du compte Twitter du président américain, devenu plus erratique que jamais depuis son échec face à Joe Biden, mais plus sérieusement sur ce qu'il est capable de faire d'ici au mois de janvier, lorsqu'il quittera la Maison blanche.

L'Iran a annoncé que Téhéran renouerait avec ses engagements au Plan d'action global commun (JCPOA), l'accord international sur le nucléaire iranien qu'il a signé avec plusieurs puissances mondiales en 2015, si Washington réintégrait l'accord, a rapporté mercredi la chaîne Press TV.

De nouvelles sanctions américaines se sont abattues sur l'Iran. Hier, le Trésor américain a imposé de nouvelles sanctions contre des dizaines d'individus ou d'entités iraniens.

L'administration Trump a encore sanctionné la République islamique d'Iran. Le ministre iranien du Renseignement, Mahmoud Alavi, est également dans le collimateur, de même que des entreprises opérant dans les secteurs des métaux, du pétrole et des transports.

Si Washington " revient au respect de ses engagements, nous agirons rapidement", a répété M. Zarif, dont le pays produit désormais, selon l'ONU, de l'uranium enrichi à un degré supérieur à ce que prévoit l'accord de Vienne et en accumule bien plus que ce à quoi ce texte l'autorise. Cela, à condition que la prochaine administration Biden lève les sanctions imposées par les USA contre l'Iran.

Les Européens tentent depuis de sauver cet accord, au moins jusqu'à l'entrée en fonctions de Joe Biden, gagnant de la présidentielle américaine du 3 novembre dont Donald Trump n'a toujours pas reconnu la victoire et qui devrait renouer avec une diplomatie américaine plus classique. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré le mois dernier sur Twitter que "renforcer la guerre économique contre l'Iran ferait décroître - et non augmenter - l'influence des Etats-Unis".

Tirer un trait sur la politique iranienne de Donald Trump?

Le président " pourrait encore chercher des moyens de frapper les actifs et alliés iraniens, y compris les milices en Irak", a également ajouté le New York Times, citant des responsables américains actuels et anciens.

Dans son édition de ce lundi 16 novembre, le "New-York Times " révèle une anecdote, si l'on peut dire, qui confirme que Donald Trump entend jouir de son statut d'homme le plus puissant du monde jusqu'au dernier jour, et quelles qu'en soient les conséquences...

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