Coronavirus: l'immunité peut s'étendre bien au-delà de six mois

21 Novembre, 2020, 04:36 | Auteur: Lynn Cook
  • Une cellule T humaine

Ils sont arrivés à cette conclusion: six mois après l'infection, quasiment toutes les personnes avaient encore une réponse immunitaire forte, et donc peu de risque de réinfection. Malgré tout, l'évolution de la réponse anticorps contre le SARS-CoV-2 chez les individus infectés demeure mal caractérisée, et l'une des interrogations les plus importantes consiste à savoir si la production d'anticorps protecteurs ou " neutralisants " peut varier selon le degré d'infection, mais aussi selon le sexe ou l'âge. Ces cellules, anticorps, restent dans le corps durant 6 mois. Toutes étaient encore présentes en grand nombre au bout de six mois.

"Or, les chercheurs ont trouvé des anticorps spécifiques du SRAS-CoV-2 dans la salive de tous les membres de la famille et lors de tests sérologiques".

L'étude montre aussi que les anticorps ont la capacité de rester actifs entre 6 à 8 mois avant de disparaître. Citons les cellules B produisant les anticorps ainsi que deux types de cellules T, dont la mission est de détruire les cellules infectées. "Notre collaboration suggère que chez les femmes, l'immunité serait de plus longue durée que chez les hommes.", expliquent les chercheurs, dont l'étude est parue dans MedRxiv, un site de prépublication d'études scientifiques.

Deux études scientifiques viennent confirmer ce que les statistiques nous disent depuis des mois. C'est aussi une bonne information concernant les vaccins à venir: "Tout cela est plutôt rassurant, à une époque où on réfléchit à des vaccins pour lesquels on s'interroge sur la réponse immunitaire qu'ils pourraient susciter, si l'infection naturelle permet d'être protégé si longtemps, on peut espérer que les vaccins auront aussi une efficacité du même ordre", détaille Arnaud Fontanet. Mais la COVID-19 n'est heureusement pas ce genre de maladie, note l'étude: dans les cas mortels, il se passe en moyenne près de trois semaines entre l'apparition des premiers symptômes et le décès, ce qui devrait en principe laisser le temps à la mémoire immunitaire de faire son travail.

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