Trump se sert d'Élections Canada pour étayer ses accusations de fraude

19 Novembre, 2020, 01:53 | Auteur: Lynn Cook
  • Trump congédie un haut responsable fédéral qui a défendu l'intégrité de l'élection | Élections américaines 2020

Un de moins, encore.

Donald Trump a relayé le message sur Twitter, mardi, dans ses efforts pour semer le doute sur les intentions de la compagnie, qui a été fondée par des partenaires canadiens et qui compte des bureaux à Toronto et à Denver. Selon l'agence Reuters, il avait confié à ses collaborateurs, la semaine passée, qu'il s'attendait à être limogé. Chris Krebs, patron de l'agence gouvernementale chargée de la sécurité des élections aux Etats-Unis, a été limogé par le président américain, mardi 17 novembre. Le fait que ce dernier ait contesté les accusations faites par le milliardaire républicain de fraudes "massives" à la présidentielle n'a pas du tout plu à l'impétueux septuagénaire, qui s'est justifié sur Twitter.

Le président a déclaré que la récente déclaration de Chris Krebs sur la sécurité des élections de 2020 était très inexacte, puisqu'il y a eu des irrégularités et des fraudes massives.

Son éviction était prévisible: l'agence dont il avait la charge, baptisée CISA (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency) lors de sa création en 2018, s'efforçait ces derniers jours à rejeter les accusations de fraude électorale de grande ampleur.

" Ce fut un honneur", a réagi l'intéressé dans un tweet assorti du hashtag #Protéger2020.

Il n'existe aucune preuve démontrant que quelque système de vote que ce soit a supprimé, perdu ou a changé des votes, ou a été piraté de quelque façon que ce soit. Depuis l'annonce, le 8 novembre, de la victoire de Joe Biden, la plupart des dirigeants de la planète l'ont félicité, renforçant l'idée que personne - ni aux Etats-Unis, ni ailleurs - ne prenait véritablement au sérieux les actions en justice engagées par l'équipe Trump.

L'annonce du président a immédiatement été dénoncée par l'opposition démocrate qui appelle à accélérer le processus de transition.

L'ancienne candidate à la présidentielle, la sénatrice Elizabeth Warren a qualifié pour sa part le limogeage "d'abus de pouvoir" par un président "faible et désespéré", qui relaie des "théories du complot".

Comme dans une réalité parallèle, ses ministres et conseillers les plus fidèles assurent pourtant préparer le terrain pour "un second mandat Trump".

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