Syrie : Israël frappe des cibles iraniennes et l'armée syrienne, trois soldats tués

19 Novembre, 2020, 10:28 | Auteur: Lynn Cook

M.Netanyahou a déclaré que l'attaque menée par l'aviation israélienne contre "des cibles importantes des forces iraniennes Al-Qods" [forces spéciales du Corps des gardiens de la révolution islamique, ndlr] et des sites militaires syriens en Syrie s'inscrivait dans la "politique cohérente" qu'il "mène depuis des années". Ce que nous avons fait: "nous venons de frapper des cibles de la Force iranienne Qods et des forces armées syriennes en Syrie", a écrit l'armée d'Israël sur Twitter. "Des batteries de missiles sol-air syriens ont été touchées", est-il ajouté dans un communiqué.

"Nous ne permettrons pas aux militaires iraniens de se retrancher contre nous en Syrie, et nous ne tolérerons aucune tentative de nous attaquer depuis le territoire syrien", a indiqué M.Netanyahou dont les propos ont été rapportés par sa chancellerie.

"L'agence de presse officielle syrienne Sana a annoncé peu après qu'au moins " trois militaires " avaient été tués dans ces frappes de " l'ennemi sioniste " qui ont aussi provoqué des " dégâts matériels ".

Les frappes israéliennes ont visé deux positions de la défense antiaérienne de l'armée syrienne, près de l'aéroport de Damas et au sud-ouest de la capitale, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Israël a effectué des centaines de frappes aériennes et de missiles sur la Syrie depuis le déclenchement de la guerre dans ce pays en 2011, ciblant les forces iraniennes et les troupes du Hezbollah libanais déployées en territoire syrien, ainsi que les troupes gouvernementales syriennes. La guerre a fait plus de 380.000 morts et des millions de déplacés.

Les frappes de mercredi sont intervenues quelques heures avant l'arrivée en Israël du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, pour des entretiens qui devraient notamment porter sur le dossier iranien. Lundi, le New York Times a affirmé que Donald Trump avait sondé plusieurs collaborateurs sur la possibilité de mener "dans les prochaines semaines" une action contre un site nucléaire iranien, et que ces derniers l'avaient "dissuadé" d'ordonner "une frappe militaire".

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