Le bilan s'élève à neuf morts — Tempête tropicale Iota

18 Novembre, 2020, 21:27 | Auteur: Lynn Cook
  • La tempête tropicale Iota qui a fait dix morts entre au Salvador

Après avoir amassé de l'énergie sur les eaux chaudes de la mer des Caraïbes, Iota avait touché terre lundi au Nicaragua en tant qu'ouragan de catégorie 5, la plus élevée de l'échelle de Saffir-Simpson.

Iota, un ouragan devenu tempête tropicale, est entré mercredi au Salvador après avoir déjà fait au moins dix morts et d'énormes dégâts en Amérique centrale, notamment au Nicaragua où des milliers de personnes sont isolées, sans eau potable ni électricité. "Il est le 13e de l'année à frapper l'Amérique centrale et menace des zones au Honduras et au Nicaragua de " pluies torrentielles ", de " vents extrêmement violents " et de " submersions côtières dangereuses ", selon les météorologues américains.

Le cyclone Iota continuera à provoquer des inondations et des crues de rivières, constituant une menace mortelle pour les populations jusqu'à jeudi, avertit le centre américain de surveillance des ouragans (NHC). Environ 2,5 millions de personnes ont été affectées, selon les estimations officielles.

"Jamais nous n'avons vu auparavant des ouragans se succéder ainsi en si peu de temps", se désespérait Silvania Zamora, qui rassemblait dimanche, comme la plupart des habitants de Bilwi, ses affaires dans des sacs en plastique pour tenter de les mettre à l'abri.

'Psychologiquement ce n'est pas facile de perdre ce que l'on possède et de recommencer.

"Avec Eta, nous ne sommes pas partis, mais celui-ci est plus dangereux", a déclaré Marisol Ingram, dont la maison en bois a été gravement endommagée par la première tempête et risque d'être emportée par la deuxième.

"Les autorités ont ordonné aux habitants de quitter les lieux, mais beaucoup refusent de se rendre dans les refuges déjà saturés par crainte de la covid-19".

'Quelque 80'000 familles seront en danger', selon Guillermo Gonzalez, chef de l'agence nicaraguayenne de gestion des catastrophes Sinapred. Les données satellites indiquaient alors un cumul de vents soutenus de 230 km/h, et des rafales plus fortes encore.

L'institut météorologique guatémaltèque prévoit une hausse des précipitations mercredi et jeudi sur tout le pays sur des sols déjà détrempés, propices à de nouvelles inondations, glissements de terrain et dégâts aux infrastructures routières.

Au Honduras, policiers et militaires continuaient dimanche, pour la deuxième journée consécutive, à procéder à des évacuations forcées de milliers d'habitants dans la région de San Pedro Sula, deuxième ville et capitale industrielle du pays, à 180 km au nord de la capitale, une région déjà durement frappée elle aussi par Eta.

Au Guatemala, où Eta a fait plus de 150 morts et disparus, l'organisme de prévention des catastrophes Conred a appelé les habitants des zones les plus menacées, dans le nord et le nord-est du pays, à les évacuer "volontairement".

Selon les scientifiques, le réchauffement des mers causé par le changement climatique rend les ouragans plus forts plus longtemps après qu'ils touchent terre. Les chefs d'Etat des pays d'Amérique centrale reprochent aux pays industrialisés d'être responsables du réchauffement climatique.

Au total, 30 tempêtes tropicales ont été recensées cette saison dans les Caraïbes, en Amérique centrale et dans le sud-est des Etats-Unis, un chiffre record.

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