Brigitte Bardot écrit au ministre Eric Dupond-Moretti — Affaire Elisa Pilarski

18 Novembre, 2020, 04:37 | Auteur: Sue Barrett
  • Mort d’Elisa Pilarski: Brigitte Bardot vole au secours du chien Curtis

Enfin, par ce courrier, Brigitte Bardot fait " appel non pas à l'homme (qui est passionné de chasse NDLR) mais au ministre. Cette jeune femme retrouvée morte en 2019 en forêt de Retz, a été mordue à plusieurs reprises par son chien Curtis selon les résultats de l'autopsie.

Une affaire qui a aussi été l'occasion de voir monter au créneau les anti et les pro chasse, ce que regrettait encore dernièrement la famille d'Elisa, qui, par la voix de son avocate, réclamait un retour au calme, afin que l'instruction du dossier se fasse sereinement. La peine de mort a été abolie en France, elle ne doit pas être prononcée à l'encontre de Curtis dont la culpabilité est loin d'être établie même si elle arrange tout le monde.

La semaine dernière, Christophe Ellul, le compagnon d'Elisa Pilarski avait pris la défense de son chien. Ce lundi 16 novembre 2020, Brigitte Bardot, connue pour ses nombreuses prises de positions sur des sujets de société, a envoyé une lettre ouverte au Ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, afin d'évoquer le drame. Ce jour-là, elle promenait son chien Curtis. " Nous avons besoin de connaître la vérité, cette affaire dramatique a encore bien trop de zones d'ombre sur lesquelles il faut faire la lumière " . "Le ton de la lettre est donné: "pour Brigitte Bardot, rien ne prouve à l'heure actuelle que le coupable de la mort d'Elisa Pilarski soit Curtis. " Curtis est aujourd'hui le coupable idéal, mais nous savions tous qu'une meute livrée à elle-même, comme celle du " rallye de la passion " lors du drame, en l'absence du piqueux malade ce jour-là, représente un danger réel, si les chasseurs étaient moins malhonnêtes, ils le reconnaîtraient eux-mêmes ". "Curtis est innocent. Il n'aurait jamais tué Elisa", a assuré le jeune homme évoquant un animal "entré en règle en France avec un passeport européen, avec tous ses vaccins" et qui n'avait "jamais eu d'agressivité envers moi, envers Elisa, envers des enfants". " Nous ne saurons peut-être jamais ce qui s'est réellement passé le 16 novembre 2019 en forêt de Retz, mais il serait doublement criminel d'accuser et de condamner à mort un innocent ", poursuit-elle, espérant pouvoir compter sur " l'engagement et le sens de la justice " du ministre, " malgré [leurs] profonds désaccords ". "Curtis n'a jamais été méchant, il aimait Elisa, il n'était pas agressif", a-t-il insisté.

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