Financement libyen : Ziad Takieddine retire ses accusations contre Nicolas Sarkozy

14 Novembre, 2020, 19:52 | Auteur: Sue Barrett
  • L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy assure que Ziad Takieddine

Coup de théâtre mercredi, il a retiré ses accusations, dans une vidéo dévoilée par BFMTV et Paris Match (propriété du groupe Lagardère où Nicolas Sarkozy est membre du conseil de surveillance).

Et s'il prétend aujourd'hui, comme il faisait déjà en 2012 sur France 24, que Nicolas Sarkozy "n'a pas eu un financement libyen pour la campagne présidentielle", Ziad Takieddine a... aussi affirmé l'inverse en 2013 sur France 2, en 2015 auprès du HuffPost, ou encore en 2018 sur LCI. Si, en façade, Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy se flattent et ont de bonnes relations, ce n'est vraisemblablement pas le cas en privé. "Jamais il ne m'a remis d'argent, jamais il n'y a eu de financement illégal de ma campagne de 2007". L'ancien président, très remonté a sèchement lancé à la journaliste: "Mesurez votre vocabulaire et les choses iront beaucoup mieux".

Sur sa page Facebook, Nicolas Sarkozy dit avoir "pris connaissance avec stupéfaction des dernières déclarations de Ziad Takieddine".

Mi-octobre, devant les juges pendant plus de 40 heures, l'ancien chef de l'Etat a défendu sa thèse: M. Takieddine, "homme habile", "sans scrupules", "fou" et "manipulateur", aurait abusé "des fonds libyens pour les détourner à son profit", tout en prétendant qu'ils étaient destinés à la campagne de M. Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a enfin exclu une nouvelle fois tout retour pour la présidentielle de 2022, affirmant: "La politique, j'ai tourné la page".

Ziad Takieddine est lui aussi mis en examen dans ce dossier pour "complicité de corruption" et "trafic d'influence".

Il souligne également: "Interrogé à six reprises par différents juges d'instruction y compris après le départ de M. Serge Tournaire, M. Ziad Takieddine n'est jamais revenu sur ses premières déclarations". Sollicitée par l'AFP, son avocate Me Elise Arfi, qui l'accompagnait lors de ces interrogatoires, n'a pas souhaité réagir.

Dans un communiqué, Les Républicains ont apporté ce jeudi leur "soutien indéfectible" à Nicolas Sarkozy après "cet énième rebondissement dans la prétendue affaire libyenne", estimant que "les moyens déployés, absolument disproportionnés dans une affaire créée de toutes pièces, mettent en lumière de graves dysfonctionnements".

Témoignages de dignitaires libyens, notes des services secrets de Tripoli, accusations de Ziad Takieddine.

"On a mobilisé tant de moyens contre moi pour ne trouver aucune preuve".

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