Biden veut "changer de cap", mais les obstacles sont légion — Iran

12 Novembre, 2020, 03:23 | Auteur: Lynn Cook
  • L'OPEP RISQUE DE REGRETTER SON

Le président palestinien Mahmoud Abbas a félicité dimanche Joe Biden pour sa victoire électorale et l'a appelé à " renforcer " les relations américano-palestiniennes, dans un communiqué diffusé par ses services.

Contrairement à il y a quatre ans, la question de l'Iran a été absente de l'élection présidentielle aux États-Unis, et les propositions du président élu Biden à ce sujet sont assez ambiguës.

Ennemis de plus de 40 ans, la République islamique et les Etats-Unis se sont retrouvés par deux fois au bord de la guerre depuis juin 2019, sur fond de tensions autour de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015.

L'objectif de Trump de se retirer - forcer l'Iran à signer un nouvel et "meilleur accord nucléaire" - n'a pas été atteint, et la République islamique peut également se vanter de la "résistance" du peuple iranien au "Grand Satan" américain.

Avec M. Biden, les Etats-Unis ont "une occasion de se rattraper" pour leurs "erreurs passées", a déclaré le président iranien Hassan Rohani, dont l'élection en 2013 avait permis la reprise des négociations sur le nucléaire après huit ans d'impasse.

Par l'accord de Vienne, l'Iran a accepté de brider drastiquement son programme nucléaire controversé en échange d'un allègement des sanctions internationales le visant.

Mais en riposte au retour des sanctions américaines, Téhéran s'est affranchi depuis mai 2019 de la plupart de ses engagements clef.

Biden a écrit qu'il adopterait "une voie crédible pour revenir à la diplomatie" avec Téhéran, pour obtenir un éventuel retour des États-Unis à l'accord.

Ces dernières semaines, Téhéran a même répété que pour réintégrer l'accord, Washington devrait au préalable indemniser l'Iran pour le préjudice causé par son retrait et ses sanctions.

Pour Ellie Geranmayeh, du Conseil européen pour les relations internationales, il appartient aux trois pays européens qui ont signé l'accord de Vienne (Allemagne, France et Grande-Bretagne) d'agir pour que le "dialogue" avec les autres signataires (Iran, Russie et Chine) s'intensifie. Par conséquent, de nouvelles sanctions permettraient de maintenir la pression sur le pays pour qu'il fasse des compromis et laisseraient probablement Biden hors du pacte internationale, à moins qu'il ne lève ces sanctions. Alors que le mandat de Donald Trump approche de la fin, son cabinet tente d'imposer de nouvelles sanctions avant la prise de fonctions de Joe Biden, qui pourrait revivifier l'accord sur le nucléaire iranien, signé en 2015 alors que ce dernier officiait comme vice-président de Barack Obama.

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