Au moins six enfants tués dans l'attaque d'une école — Cameroun

27 Octobre, 2020, 12:36 | Auteur: Lynn Cook
  • Cameroun: au moins huit enfants tués dans l'attaque...

Si l'attaque de l'école de Kumba n'a pas encore été revendiquée, elle s'inscrit dans la stratégie des séparatistes qui tentent d'augmenter le nombre déjà vertigineux des 700 000 jeunes déscolarisés à cause du conflit.

Selon les Nations unies, les enfants "ont été tués par des coups de feu et des attaques à la machette ".

Une source proche de la police rapporte à l'AFP qu'un "groupe de neuf assaillants terroristes" fait irruption dans l'Académie internationale bilingue Mère Francisca vers 11 heures du matin, avant d'ouvrir le feu sur les élèves de la classe, âgés de 9 à 12 ans.

"L'objectif des sécessionnistes est de briser la dynamique observée dans la reprise des classes dans le cadre de la rentrée scolaire 2020/2021 dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et par là, de dissuader les parents d'envoyer leurs enfants à l'école", a-t-il également affirmé.

Depuis près de trois ans, des groupes séparatistes et l'armée nationale s'affrontent dans les deux régions anglophones du Cameroun (Nord-Ouest et Sud-Ouest). Ce crime a vivement été condamné par la classe politique camerounaise et l'Union africaine.

Le gouvernement a évoqué "un acte terroriste d'une cruauté et d'une barbarie insoutenables", tandis que Maurice Kamto, leader de l'opposition, a qualifié ce crime d'"horreur absolue". Assassiner des enfants qui vont apprendre c'est s'attaquer aux fondements même de notre Nation " a réagi le ministre camerounais de la Santé, Malachie Manaouda.

L'attaque de Kumba n'a pas encore été revendiquée et les assaillants n'ont pas encore été identifiés officiellement par les autorités. "Je dis bien par tous les moyens", a néanmoins prévenu Chamberlin Ntou'ou Ndong, préfet du département de la Mémé, touché par l'attaque.

Les combats au Cameroun anglophone, mais aussi les exactions et meurtres de civils par les deux camps, selon de nombreuses ONG, ont fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile.

L'attaque à Kumba, une ville du Cameroun, défraie la chronique ces derniers jours.

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