"il méritait de mourir": une étudiante écope de quatre mois de prison

26 Octobre, 2020, 02:25 | Auteur: Lynn Cook
  • Nouveau conseil de défense ce matin à l'Élysée, une semaine après l'assassinat de Samuel Paty

Ce post évoquait l'appel à un rassemblement national, le dimanche 18 octobre, en mémoire du professeur Samuel Paty, assassiné devant son collège par un terroriste.

La jeune femme a finalement été condamnée à quatre mois de prison avec sursis, après avoir admis devant le juge, ne pas comprendre ce qu'il l'avait amenée à écrire cela.

La jeune femme a été jugée en comparution immédiate et devra effectuer un stage de citoyenneté dans les 6 prochains mois, où elle devra s'inscrire à ses frais.

La jeune étudiante a répondu à des internautes qui exprimaient sur le réseau social leur soutien à cet hommage et leur indignation face à cet attentat terroriste.

"Je fais partie d'une communauté de patriotes sur le forum, le sujet était destiné à provoquer", a indiqué lors de son procès l'accusé, cité par le journal.
Elle est accusée d'avoir écrit sur Facebook que l'assassinat par décapitation de Samuel Paty était "mérité". Sa déclaration sur la mort "méritée" de Samuel Paty a été signalée sur la plateforme Pharos, mise en place par le gouvernement, afin de lutter contre le cyber-islamisme. Devant le tribunal, l'étudiante a regretté son commentaire: "Je regrette d'avoir écrit ce commentaire, je m'en excuse".

Depuis l'assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, Emmanuel Macron a fait de ce dossier sa priorité absolue et compte muscler la loi contre les séparatismes dont il avait exposé les grandes lignes début octobre aux Mureaux (Yvelines).

Pour la procureure Margaret Parietti, qui a requis six mois de prison avec sursis probatoire et 180 heures de travail d'intérêt général, "nous sommes dans un contexte où on ne peut pas écrire, dire n'importe quoi". "C'est un professeur qui présente son cours comme il le souhaite", précise-t-elle, rappelant qu'elle est issue "d'une famille de musulmans qui a justement fui la violence en Algérie ". Depuis l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, les propos et images qui appellent à la haine se multiplient sur les réseaux sociaux, selon le procureur de Toulouse Dominique Alzeari.

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