Couvre-feu, confinement: La stratégie anti-Covid du Conseil scientifique

26 Octobre, 2020, 14:26 | Auteur: Lynn Cook
  • Covid-19 à deuxième vague deuxième confinement

"C'est peut-être lié à un refroidissement et que ce virus est relativement sensible au climat, à la température", doublé du fait que la population se retrouve plus à son domicile en cette saison et facilite donc la transmission de la Covid-19.

"Le virus est tellement présent parmi nous que là, je pense qu'aujourd'hui on n'a plus le choix, il faudrait reconfiner", a jugé sur France Info Éric Caumes, chef du service infectiologie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Le scientifique a cité les modèles irlandais et gallois, reconfinés depuis peu. C'est le constat de Jean-François Delfraissy, président du Conseil Scientifique. "Nous sommes surpris par la brutalité de ce qui est en train de se passer depuis dix jours", a-t-il ajouté. Et d'avertir que " cette deuxième vague sera sûrement plus forte que la première ".

D'après Jean-François Delfraissy, la "situation est difficile, voire critique". Si la France a atteint la barre des 52 000 cas en 24 heures ce dimanche, le Conseil scientifique estime qu'en réalité "nous sommes plus proches des 100 000 cas quotidiens entre les cas diagnostiqués et ceux qui ne le sont pas, les formes asymptomatiques".

La deuxième hypothèse est "d'aller directement vers un confinement, moins dur que celui du mois de mars, qui permette à la fois le travail, qui évidemment s'accentuerait en terme de télétravail, qui permettrait probablement de conserver une activité scolaire et qui permettrait aussi de conserver aussi un certain nombre d'activités économiques, qui pourrait être de plus courte de durée et qui serait suivi de conditions de déconfinement très particulières, puisqu'on déconfinerait en passant par un couvre feu ". Après "10 à 15 jours (...) on pourrait regarder la courbe des nouvelles contaminations (...) et si on n'est pas dans la bonne direction, aller vers le confinement". "Cette vague elle est en train d'envahir l'Europe (...) elle va durer plusieurs semaines, voire un ou deux mois", a-t-il poursuivi, tout en refusant de se prononcer sur la situation lors des fêtes de fin d'année: "On verra pour les vacances de Noël".

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