Enseignant décapité : Macron assure que "les actions s'intensifieront" contre l'islam radical

25 Octobre, 2020, 05:53 | Auteur: Lynn Cook
  • France: Le gouvernement Castex annonce un plan d'action contre la radicalisation

"Il ne s'agit pas de faire de nouvelles déclarations (...) ce sont des actes qui sont attendues par nos concitoyens. Ces actes s'intensifieront", a-t-il lancé au côté du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, alors qu'une vaste opération policière est lancée depuis lundi contre la mouvance islamiste. Il a alors annoncé la dissolution du collectif propalestinien "Cheikh Yassine", demain en conseil des ministres.

Vendredi lors de sa courte allocution prononcée à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), Emmanuel Macron avait rendu hommage au professeur, assassiné "parce qu'il enseignait, parce qu'il a prôné à des élèves la liberté d'expression, la liberté de croire et de ne pas croire".

La dissolution du mouvement Cheikh-Yassine est au menu du Conseil des ministres mercredi 21 octobre.

Au total, 16 personnes étaient en garde à vue en fin de journée, dont cinq collégiens, pour comprendre comment Abdoullakh Anzorov, réfugié d'origine russe tchétchène, a pu retrouver et identifier M. Paty, 47 ans, avant de le décapiter vendredi près de son établissement de Conflans-Sainte-Honorine. Dès la semaine prochaine, cela pourrait être au tour de l'association Barakacity, une ONG proche des mouvements salafistes, d'être dissoute.

L'entourage familial du tueur est également toujours interrogé, ainsi que le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui qui avait accompagné le parent d'élève dans sa mobilisation sur les réseaux sociaux. Elle a proposé une coopération plus active entre les réseaux et la police et la gendarmerie pour lutter contre le "cyber-islamisme".

Le ministre a demandé lundi soir aux autorités de fermer la mosquée de Pantin, qui avait notamment relayé sur sa page Facebook une vidéo dénonçant le cours de Samuel Paty.

L'enseignant recevra la Légion d'honneur à titre posthume, a indiqué le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, en ajoutant qu'une minute de silence et une "séquence éducative " auront lieu à la rentrée des vacances scolaires, le 2 novembre, dans tous les établissements "sans exception ". Son collectif compte "un nombre très faible de personnes, quelques dizaines, qu'il rassemble pour ses coups d'éclats".

La journée de mardi a par ailleurs été rythmée par des hommages au professeur d'histoire-géographie, dont la mort a soulevé une vive émotion.

Le gouvernement français a annoncé, à l'issue d'un Conseil de défense convoqué, dimanche soir, par le Président Emmanuel Macron et entièrement consacré à l'attaque " terroriste " contre un enseignant, un plan d'action contre la radicalisation.

Recommande: