Tariq Ramadan mis en examen pour viols sur une cinquième femme — France

24 Octobre, 2020, 23:36 | Auteur: Lynn Cook
  • L’écrivain et militante féministe française Henda Ayari pose lors d’une séance

L'ancienne escort girl, connue pour avoir été l'une des protagonistes du procès du Carlton aux côtés de l'ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, est l'une des premières accusatrices de Tariq Ramadan. Selon la même source, le Parquet de Paris a exigé la mise en examen depuis le printemps 2018.

À la fin de l'audience, les deux partis, Tariq Ramadan et Mounia Rabbouj, se sont exprimés à travers leurs avocats respectifs.

" Il n'y a aucun élément nouveau " dans l'enquête depuis deux ans, " c'est une mise en examen de pure forme pour pouvoir organiser prochainement la confrontation", ont commenté les avocats de la défense, Nabila Asmane, Ouadie El Hamamouchi et Philippe Ohayon, à la sortie de l'interrogatoire au tribunal de Paris.

Dans ce volet, "ce n'est pas la parole de Tariq Ramadan contre celle de cette femme, c'est cette femme contre ses propres mensonges graves et concordants", ont-ils ajouté. Du côté de la plaignante, on évoque un " tournant fort " et des " indices graves et concordants " qu'auraient enfin constatés les juges.

A l'époque, en mars 2018, Tariq Ramadan niait encore toute relation extra-conjugale. C'est la cinquième femme qui voit sa plainte pour viols contre Tariq Ramadan, aboutir à sa mise en examen. A l'appui de son récit, Mounia Rabbouj a tenu à livrer une robe tachée du sperme de l'islamologue. Et en juin 2018, celui-ci admettait finalement des relations adultères avec cette femme et d'anciennes maîtresses ayant témoigné. Les magistrats ne l'avaient pas mis en examen. Il a été dénoncé par l'une de ses premières accusatrices, Mounia Rabbouj.

Sur les réseaux sociaux, elle racontait avoir été influencée par ses premiers avocats, qui l'auraient incitée à porter plainte pour viols alors qu'elle voulait uniquement dénoncer violences et humiliations. "La violence était tout le temps là". C'est ce que vient d'annoncer l'AFP selon les avocats de l'islamologue. La récurrence des rendez-vous - neuf en deux ans, dont deux chez elle - et l'abondance des communications crues entre elles et l'islamologue ont d'abord sembler laisser les enquêteurs sceptiques. "Elle expliquait alors s'être " sentie coincée " dans cette relation".

Mounia Rabbouj la victime du prétendu viol avait porté plainte en 2018 contre l'intellectuel musulman Tariq Ramadan, l'accusant de l'avoir violée à neuf reprises de 2013 à 2014.

Son contrôle judiciaire a été récemment allégé, avec un pointage deux fois par mois au commissariat, et l'autorisation de déférer aux convocations de la justice suisse. Une procédure pour viol est ouverte depuis 2018 à Genève, où il doit se rendre début novembre.

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