"Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins" (Macron) — Hommage Paty

22 Octobre, 2020, 13:31 | Auteur: Sue Barrett
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Un troisième proche, Yussuf C., est lui poursuivi pour "association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteintes aux personnes ".

Au cours de l'année scolaire 2019-2020, plus de 900 incidents sont remontés via le système de signalements mis en place au sein de l'Education nationale, a précisé Jean-Michel Blanquer, interrogé sur la mise en examen d'une lycéenne de Muret, près de Toulouse, pour avoir insulté et menacé une enseignante à propos d'un cours sur l'égalité entre hommes et femmes qui a abordé la question du voile islamique.

C'est la principale information de cette conférence de presse. "Selon le procureur, " l'identification " du professeur par l'auteur de l'attentat Abdoullakh Anzorov n'a été " permise que par l'intervention des collégiens ", " deux mineurs âgés de 14 et 15 ans scolarisés au collège du Bois-d'Aulne " où enseignait Samuel Paty.

Mais il a été revu depuis l'assassinat de l'enseignant vendredi 16 octobre pour mettre davantage en avant "le professeur au centre de la société". Il dispose alors du " patronyme de l'enseignant" mais d'aucun élément permettant de l'identifier.

D'autres jeunes se joignent alors à lui. D'autres " refusent de rester". "Ce dernier leur a déclaré avoir l'intention de filmer le professeur, de l'obliger à demander pardon pour la caricature du prophète, de l'humilier, de le frapper".

C'est une cérémonie sobre et empreinte d'émotion à la mémoire de Samuel Paty, qui a réuni mercredi avant midi une cinquantaine de personnes à l'extérieur de la bibliothèque municipale de Plougoumelen.

En 1997, après avoir obtenu son Capes, Samuel Paty avait rejoint la région parisienne pour enseigner l'histoire et la géographie.

Le 7 octobre, Brahim Chnina poste trois messages sur Facebook sur des faits dont sa fille a été "prétendument victime". Il établit par ailleurs "un lien direct" entre cet évènement et l'exclusion de sa fille alors qu'il s'agissait d'une décision prise "pour des faits totalement distincts".

L'attentat est survenu dans un contexte particulier qu'a rappelé le magistrat. Ces communications appelaient au meurtre de ceux qui sont à l'origine de cette diffusion. Le premier est un " ami de longue date" du terroriste: il est soupçonné de l'avoir accompagné "la veille des faits dans une coutellerie à Rouen ".

Parmi les suspects déférés devant la justice figure le parent d'élève qui avait appelé à la mobilisation après un cours sur la liberté d'expression dispensé par Samuel Paty les 5 et 6 octobre, pendant lesquels avaient été montrées des caricatures de Mahomet. Les deux collégiens déférés sont soupçonnés d'avoir désigné l'enseignant.

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