"On culpabilise" : Stéphane, témoin de l'assassinat de Samuel Paty

20 Octobre, 2020, 10:39 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Manifestation place de la République à Paris en hommage à l'enseignant assassiné le 18 octobre 2020

Les deux hommes font d'ailleurs partie des quinze personnes placées en garde à vue.

Professeur d'histoire-géographie au collège du Bois d'Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), Samuel Paty était âgé de 47 ans. Parmi elles, figurent un individu qui "a déjà été condamné pour des faits de terrorisme et qui déclare spontanément avoir été en lien avec l'auteur quelques temps avant les faits", mais aussi quatre collégiens. Une vingtaine de contrôles administratifs seront menés chaque jour pour " harceler " et " déstabiliser " cette mouvance, a précisé son entourage.

Ces opérations interviennent dans la foulée d'un Conseil de défense pendant lequel Emmanuel Macron a annoncé, dimanche soir, un "plan d'action " pour empêcher les islamistes de "dormir tranquilles dans notre pays ".

Son "assassinat barbare", selon les termes employés lundi par le Premier ministre Jean Castex, a suscité effroi et sidération en France. "Plus de 80 enquêtes" ont été ouvertes à ce sujet et des interpellations ont eu lieu, a indiqué lundi le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, évoquant "l'envie de [leur] faire passer un message".

Le gouvernement prépare de nouvelles mesures après l'attentat contre le professeur Samuel Paty.

Le Parlement européen a observé une minute de silence, tout comme le Sénat français. C'est exactement ce qui avait été fait après attentats de 2015.

Trois jours après l'attaque terroriste qui a coûté la vie à Samuel Paty, professeur d'histoire dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine, l'enquête avance sur les contours de l'attaque.

Ce lundi, de nombreuses personnes viennent encore déposer des fleurs devant le collège où enseignait Samuel Paty.

Mardi matin, les patrons France des grands réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google, Tiktok et Snapchat) sont convoqués par la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, pour trouver des moyens de mieux contrer "le cyber-islamisme ".

Droite et extrême droite ont rivalisé de propositions lundi: de la fermeture des mosquées " radicalisées " et l'expulsion des imams étrangers radicaux à un moratoire sur l'immigration, en passant par l'inscription dans la Constitution de la prééminence des règles de la République ou, comme le maire de Nice, Christian Estrosi, que les policiers deviennent " des référents laïcité " dans les écoles.

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