Fronde d'un groupe d'actionnaires mené par Xavier Niel — Unibail-Rodamco-Westfield

18 Octobre, 2020, 20:08 | Auteur: Aubrey Nash
  • Centre commercial Westfield « les 4 temps » avec l'affiche « Back Together ». La Defense le 16 septembre 2020

"Un consortium d'investisseurs de premier plan dans l'immobilier et la tech, qui détiennent une participation de 4,1% dans Unibail-Rodamco-Westfield lance aujourd'hui une action pour s'opposer au projet 'RESET', qui repose pour l'essentiel sur l'augmentation de capital de 3,5 milliards d'euros, au lieu de repositionner les activités d'URW sur son coeur de métier: un portefeuille exceptionnel de centres commerciaux prime en Europe", ont annoncé ces investisseurs dans un communiqué.

Un consortium d'investisseurs détenant 4,1% d'Unibail-Rodamco-Westfield (URW), mené par l'entrepreneur Xavier Niel et l'ancien PDG de la foncière Léon Bressler, ont annoncé jeudi s'opposer à la stratégie menée par la direction, qui veut notamment lancer une augmentation de capital de 3,5 milliards d'euros.

Contactée par Reuters, une porte-parole du groupe n'a pas répondu dans l'immédiat.

Le 16 septembre, URW a dévoilé son plan 'RESET' d'une surface d'au moins 9 milliards d'euros visant à renforcer son bilan et sa stratégie financière dans un contexte économique marqué par la crise sanitaire.

Les actionnaires sont convoqués en assemblée générale, le 10 novembre pour se prononcer sur le plan de la direction.

URW prévoit aussi de limiter les dividendes versés en numéraires d'un milliard sur les deux prochaines années, une réduction supplémentaire de 800 millions de ses investissements et des cessions d'un montant total de quatre milliards d'ici fin 2021. Ils appellent tous les actionnaires à en faire de même. Et il y a désormais ceux qui adoubent l'offensive lancée par Léon Bressler et Xavier Niel.

Léon Bressler estime également que l'acquisition de Westfield "a affaibli la position dominante d'URW en Europe avec en contrepartie une position marginale aux États-Unis, un marché beaucoup moins attractif". "En outre, elle a endetté la société, distrait le management et conduit à une très mauvaise allocation des ressources", accuse-t-il. "C'est une triple erreur, un mauvais deal, au mauvais moment, au mauvais prix".

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