"Pagaille" et "mauvaises pratiques" : quand Mélenchon pose un lapin à France 2

17 Octobre, 2020, 14:13 | Auteur: Sue Barrett
  • Le couvre-feu est-il imposé aux Français alors que c’est à l’école et au travail qu’ils se contaminent le plus
? C’est ce que pense Jean Luc Mélenchon mais ce que dément Olivier Véran

Le député des Bouches du Rhône devait faire partie des intervenants du débat.

Au moment où Mélenchon fait ce pied de nez au gouvernement, il aurait dû se trouver sur le plateau de France 2, dans l'émission "Vous avez la parole".

Jean-Luc Mélenchon a affirmé mercredi que "60 % des contaminations (du Covid-19) ont lieu au travail ou à l'école ou à l'université", questionnant l'utilité d'instaurer un couvre-feu dans plusieurs villes. Un changement dans l'organisation de l'émission de France 2 me conduit à renoncer à ma participation à cette émission (...) un déroulement était prévu, commence le leader de la France insoumise. France 2 dit que c'est à la demande du ministre Véran. Je ne le crois pas. "C'est le résultat de la pagaille et des mauvaises pratiques de cette équipe dont tous les politiques invités se sont plaints", assène-t-il.

"Il y a un peu plus d'une heure, le leader de la France insoumise a exigé, M. Véran, que vous quittiez le plateau pour intervenir car il ne voulait pas débattre avec vous", indique Thomas Sotto. "Terrible échec du traçage, qui est la base d'une réplique sanitaire cohérente", a réagi Jean-Luc Mélenchon auprès de l'AFP le jeudi 15 octobre. Sur le service public, les opposants aussi ont des droits. C'est une condition dont il n'a jamais été question, nous avions établi des règles très claires. Une demande à laquelle l'émission n'a pas accédé. Pour sa dernière vidéo Tik Tok, le président de La France insoumise s'est approprié les paroles du célèbre tube "Bande organisée", interprété par des rappeurs du collectif "13 organisé", et les a directement adressées au président de la République. L'émission diffusée en direct jeudi soir et présentée par Léa Salamé et Thomas Sotto, était installée au Stade Vélodrome de Marseille pour débattre au lendemain de l'intervention d'Emmanuel Macron. "Le secteur privé devrait se lancer".

"On a donc une minorité de cas qui sont rattachés à un cluster (.) C'est complexe, la gestion d'une épidémie, et on peut se douter qu'un seul indicateur ne suffit pas pour en saisir la complexité", a fait valoir jeudi sur Twitter le professeur Maxime Gignon, chef du pôle Préventions, Risques, Information Médicale et Épidémiologie du CHU d'Amiens.

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