Nicolas Sarkozy mis en examen pour "association de malfaiteurs" — Financement libyen

17 Octobre, 2020, 19:41 | Auteur: Lynn Cook
  • L'ex-président français Nicolas Sarkozy. Crédit DR

A l'issue de quatre jours d'audition et d'un interrogatoire-fleuve de plus de quarante heures terminé lundi soir, Nicolas Sarkozy a été mis en examen une nouvelle fois dans ce dossier instruit par les juges d'instruction Aude Buresi et Marc Sommerer, qui ont succédé à Serge Tournaire.

L'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozy a été mis en examen ce vendredi pour " association de malfaiteurs " dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007 a annoncé le Parquet national financier (PNF).

Cette nouvelle poursuite, révélée par le site d'information en ligne, est la quatrième dans ce dossier pour l'ancien chef de l'État qui a réagi sur les réseaux sociaux en affirmant que que son "innocence" avait été "bafouée". "Je suis innocent (.) je sais que la vérité finira par triompher", écrit-il.

Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy est déjà mis en examen depuis mars 2018 pour "corruption", "recel de détournements de fonds publics" et "financement illicite de campagne", rappelle Mediapart (article payant), qui a révélé l'information.

"Chacun voit bien qu'il s'agit d'une décision sans précédent en cohérence avec les investigation réalisées". Elle a ainsi presque entièrement validé les investigations lancées il y a huit ans dans cette affaire aux multiples ramifications. Dans l'enquête sur la Libye, il a été accusé en 2018 de corruption, de financement illégal de campagne et de détournement de fonds publics. Des magistrats enquêtent sur l'affaire depuis 2012 suite à des révélations de Mediapart. L'ex-président peut encore contester cette mise en examen. Durant les années qui ont suivi, les magistrats ont également réuni plusieurs indices troublants comme des témoignages de dignitaires libyens, des notes des services secrets de Tripoli, et les accusations d'un intermédiaire...

Fin janvier, le parquet national financier a décidé d'élargir ses investigations.

Sa comparution devant le tribunal est prévue du 23 novembre au 10 décembre, rapporte l'agence de presse AFP.

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