Boris Johnson "déçu" mais espère conclure un accord — Brexit

16 Octobre, 2020, 01:26 | Auteur: Lynn Cook
  • BREXIT UN ACCORD DOIT ÊTRE TROUVÉ D'ICI DÉBUT NOVEMBRE DIT PARIS

Après les discussions sur le Brexit qui ont eu lieu jeudi, le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier a quant à lu déclaré qu'il continuerait à discuter avec la partie britannique dans les semaines à venir.

"De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a estimé que l'Union européenne " travaille " pour obtenir un accord post-Brexit avec le Royaume-Uni, " mais pas à n'importe quel prix ".

Et dans l'éventualité d'un échec? Passé le 31 décembre, faute d'accord, ce sera un divorce "sec", le "saut de la falaise" que redoutent notamment les milieux d'affaires avec la perspective de rétablissements de droits de douane et de divergences réglementaires.

Les échanges commerciaux entre les deux entités représentent quelque 1.000 milliards d'euros par an. Le chef de l'Etat souhaite que ses collègues européens restent fermes sur le mandat du négociateur Michel Barnier pour qu'il ne soit pas "dégradé par la procrastination du Royaume Uni".

Pour Angela Merkel, la chancelière allemande, "nous voulons un accord mais évidemment pas à n'importe quel prix".

" Le Premier ministre a souligné la nécessité de trouver un accord, mais il a exprimé sa déception devant le peu de progrès observés au cours des deux dernières semaines", a dit le 10 Downing Street après un entretien avec la dirigeante européenne.

Ces déclarations interviennent alors que le Premier ministre britannique Boris Johnson menace d'arrêter les négociations.

Les Vingt-Sept vont également rappeler aux autorités britanniques qu'elles doivent pleinement appliquer l'accord de retrait négocié et ratifié en début d'année, une allusion à la Loi britannique sur le marché intérieur dont Londres reconnaît qu'elle pourrait s'inscrire en porte-à-faux avec certaines dispositions du traité de cet accord de retrait.

Trois sujets bloquent toujours: "la pêche, les garanties réclamées aux Britanniques en matière de concurrence - malgré de récents progrès - et la manière de régler les différends dans le futur accord".

L'Allemagne, qui assure pour six mois la présidence tournante de l'Union, a souligné mardi que les discussions avec Londres avaient atteint un " stade critique ". "La pêche ne doit pas être la variable d'ajustement de l'accord", a-t-il notamment martelé.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen doit s'entretenir mercredi avec Boris Johnson, au moment où les deux parties s'accusent mutuellement de bloquer les négociations commerciales post-Brexit. Ce calendrier ne sera pas tenu. Le Parlement européen réclame une baisse d'au moins 60%. Le bloc a toujours insisté sur le fait qu'il était prêt à négocier jusqu'au début novembre pour conclure un accord.

" Sans un engagement sur la gouvernance et sans mouvement sur la pêche, il n'est pas impensable que nous manquerons de temps pour un accord", a déclaré un diplomate européen". "Cela mérite toutefois que nous y travaillions de toute notre énergie".

"Une rupture brutale entre l'Europe et le Royaume-Uni viendrait ajouter des difficultés aux difficultés qui mettraient à mal des dizaines de milliers d'emplois et d'activités dans tous nos pays", ont-ils prévenu.

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