Les élus locaux en colère après les annonces du gouvernement — Coronavirus

25 Septembre, 2020, 12:25 | Auteur: Jonathan Ford
  • RestrictionsMarseille demande le gel des décisions d'Olivier Véran

" Une nouvelle fois, notre territoire est sanctionné, puni, montré du doigt ", a fustigé Benoît Payan, remplaçant la maire de gauche Michèle Rubirola, qui a récemment subi une opération. Assurant que les mesures prises par la Ville, confrontée à une reprise de l'épidémie, "avaient commencé à porter leurs fruits", le premier adjoint a dénoncé un "affront" et une annonce du ministre de la Santé prise "sans concertation". La révolte prend de l'ampleur à Marseille au lendemain de l'annonce de la fermeture des restaurants et des bars dans la métropole Aix-Marseille. Le premier adjoint de Marseille, le socialiste Benoît Payan, diffusait ainsi sur Twitter une projection de ce que pourrait être l'évolution de ce taux ces prochaines semaines. Il n'a rien appris. Olivier Véran a enfin fait part de son incompréhension quant à l'injonction d'urgence qui lui est d'une part faite, et les reproches de manque de contestation qui lui sont opposés.

Classées en zone d'alerte maximale, la métropole d'Aix-Marseille de même que la Guadeloupe doivent mettre en oeuvre à partir de lundi une fermeture totale des bars et des restaurants, de même que tous les établissements recevant du public, "sauf s'il existe un protocole sanitaire strict", a annoncé mercredi le ministre de la Santé, Olivier Véran. La preuve, selon Renaud Muselier, que "les mesures précédentes sont en train de produire leurs effets". Il souligne notamment que "le taux de positivité" était en baisse, de même que "le nombre de cas positifs détectés" et "le nombre de prises en charge par le SAMU".

La décision du gouvernement a aussi été vécue par le monde économique marseillais - cafetiers et restaurateurs en tête - comme "un reconfinement". Olivier Véran justifie ce choix par la situation sanitaire "particulièrement inquiétante" sur place. La mairie de Marseille a demandé au gouvernement un délai de dix jours avant la mise en application de ces nouvelles restrictions, ce que le gouvernement refuse. Idem pour le taux d'incidence des tests PCR sur 7 jours, pour la période du 12 au 18 septembre qui est plus haut à Paris (216,9 pour 100.000 habitants) que dans les Bouches-du-Rhône (206,3 pour 100.000 habitants). Dans les hôpitaux, 783 malades du virus ont été nouvellement admis dans la journée, dont 130 en réanimation. Il a remercié sept villes, dont Toulouse, pour leur "réceptivité".

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