Cour suprême : Trump annoncera son choix samedi depuis la Maison Blanche

23 Septembre, 2020, 11:09 | Auteur: Sue Barrett
  • Soutenu par les républicains Trump désignera sa candidate samedi

Pendant les primaires démocrates, nombre de candidat·es avaient proposé diverses réformes institutionnelles visant à rendre le système plus démocratique, que ce soit au niveau du collège électoral, du Sénat ou de la Cour suprême.

L'équation politique s'annonce délicate pour Donald Trump. À l'époque, cette obstruction avait été considérée comme scandaleuse, mais elle l'est d'autant plus quatre ans après, maintenant que McConnell a retourné sa veste et défend la nomination d'une juge quarante-cinq jours avant la présidentielle. Cette universitaire, louée pour ses argumentaires ciselés, a une expérience limitée des tribunaux: elle ne siège comme juge fédérale que depuis 2017, après avoir été nommée par Donald Trump. "Je me battrai": la sénatrice progressiste Elizabeth Warren leur a fait reprendre en coeur samedi soir ce mot d'ordre contre le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell. D'abord car le choix d'un juge de la Cour suprême, nommé à vie pour cette fonction extrêmement importante - les arrêts des neuf sages façonnent le destin de l'Amérique sur les sujets aussi sensibles que l'avortement, le port d'armes ou la peine de mort - est étudié de très près. A ce jour, les magistrats conservateurs sont majoritaires à la Cour suprême. Ses principes le poussent à dire que ce n'est pas possible. Tous les regards se tournent donc vers un autre républicain grand critique de Donald Trump, Mitt Romney, qui ne s'est pas encore prononcé. Mais pour parvenir à cela, encore faut-il que Joe Biden soit élu président et que les Démocrates soient majoritaires au Sénat.

Ce n'est pas la première fois que la majorité du Sénat, qui représente donc une minorité du pays, prend des décisions antidémocratiques. Actuellement, la chambre haute du Congrès est dominée par les républicains, qui comptabilisent 53 sièges sur 100. Sauf que deux sénatrices modérées, Susan Collins et Lisa Murkowski, ont déjà indiqué qu'elles attendraient la prise de pouvoir des nouveaux élus, en janvier 2021. A noter qu'en cas d'égalité parfaite, ce serait au vice-président des États-Unis, Mike Pence, de trancher. Il suffirait donc de quatre défections dans les rangs républicains pour bloquer la confirmation d'un juge conservateur.

Dans la bataille politique entre démocrates et républicains, Joe Biden a estimé que la nomination d'un nouveau juge à la Cour suprême devait être repoussée à l'après-3 novembre. Deuxième femme de l'histoire à siéger à la Cour suprême des États-Unis, la juge faisait figure de rempart face aux conservateurs.

Une affirmation qui fait tache pour celui que les sondages placent pour l'instant en tête du scrutin qui doit se dérouler le 3 novembre prochain. En 2000, la Cour suprême stoppé le processus de recomptage des voix en Floride, entérinant la fragile victoire de Georges W. Bush.

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