Nouvelle assemblée des César, même vieille polémique — Polanski

19 Septembre, 2020, 03:25 | Auteur: Sue Barrett
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Petit rappel des faits pour qui aurait manqué les premiers épisodes. Notamment Roman Polanski, accusé de viol par une dizaine de femmes, mais aussi le producteur Thomas Langmann, condamné en 2019 pour harcèlement envers sa femme et Alain Terzian, critiqué pour sa gestion de l'ancienne Académie des César.

En juillet dernier, l'Académie des César a adopté une profonde refonte de son fonctionnement, mettant l'accent sur la démocratie interne et la parité hommes/femmes. Comme 18 autres personnalités, considérées comme "membres historiques" des César, Roman Polanski a été reconduit (à sa demande écrite) sur la liste des membres de cette assemblée, sans être élu, comme la majorité des autres personnalités la composant.

7 mois après les César, le nom de Roman Polanski est revenu de façon inattendue à la Une des journaux: le cinéaste, lauréat du César du meilleur réalisateur pour J'accuse cette année, figure en effet sur la liste de l'Assemblée générale de l'association gouvernant la cérémonie des César, comme on l'a appris ce mardi. Roman Polanski. Comme l'APC l'a indiqué dans son communiqué, il s'agit d'un membre historique. "J'ai reçu en juillet un mail me proposant d'être admis d'office dans la nouvelle assemblée générale, mais j'ai décliné et démissionné, raconte-t-il à La Croix. D'autres confrères ont eu moins de scrupules..."

"Comment ne pas se sentir trahis", s'interrogent ceux qui doivent élire le 29 septembre, pour un mandat de deux ans, renouvelable une fois, le nouveau conseil d'administration de l'association des César, ainsi qu'un tandem femme/homme à sa présidence. Coréalisateur avec Andréa Bescond des Chatouilles, film césarisé évoquant avec force la reconstruction d'une enfant victime d'attouchements sexuels, il réclame également que les membres soient désormais tous élus. Dans le cadre d'une médiation sous l'égide du Centre national du cinéma (CNC), une présidente par intérim, la productrice Margaret Menegoz, avait été nommée et une assemblée générale extraordinaire avait entamé une réforme.

Les nouveaux statuts de l'APC prévoient que "le Conseil d'Administration a la faculté de prononcer l'exclusion d'un membre de l'association, pour tout motif grave, après mise en demeure restée sans suite, et après avoir, au préalable, requis l'intéressé de fournir toutes explications". La suite au prochain épisode...

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