Iran : Le célèbre lutteur Navid Afkari vient d’être exécuté par les autorités

14 Septembre, 2020, 18:06 | Auteur: Lynn Cook
  • Le lutteur Navid Afkari

Sur Twitter, la ministre suédoise des Affaires étrangères, Ann Linde, s'est dite " consternée par l'annonce de l'exécution du lutteur iranien Navid Afkari ".

Le jeune homme de 27 ans a été reconnu coupable d'homicide volontaire sur un policier, en marge d'une manifestation contre le pouvoir en place à Téhéran. Il a indiqué que la sentence du "qesas", c'est-à-dire la "loi du talion", a été mise en oeuvre.

La peine capitale a été appliquée "face à l'insistance de la famille de la victime", a-t-il ajouté.

Mais de son côté, maître Hassan Younessi, avocat Navid Afkari, une rencontre devait avoir lieu aujourd'hui dimanche entre les familles pour un arrangement.

"Le Comité international olympique (CIO) s'est dit " choqué " par l'exécution du lutteur iranien Navid Afkari, condamné à mort pour le meurtre d'un fonctionnaire lors d'" émeutes " en 2018, a réagi l'instance basée à Lausanne, dans un communiqué samedi. Me Younessi s'était insurgé sur Twitter: "Étiez-vous si pressés que vous avez refusé à Navid son droit à une dernière visite", comme le prévoit le code pénal selon lui. La justice iranienne avait diffusé ses aveux télévisés, mais le lutteur avait déclaré avoir avoué sous la torture. L'agence de l'autorité judiciaire Mizan avait démenti ces accusations au début septembre.

L'organisation de défense des droits humains Amnesty International a dénoncé samedi l'exécution "secrète" de Navid Afkari, la qualifiant de "parodie de justice" après un procès "manifestement inéquitable".

Même Donald Trump, il y a quelques jours, avait demandé à l'Iran " d'épargner la vie d'une grande star de lutte qui n'a fait que participer à une manifestation antigouvernement". "Le président Thomas Bach avait adressé par lettre cette semaine plusieurs appels personnels directs au guide suprême et au président iranien afin de demander la grâce de Navid Afkari", explique le CIO dans son communiqué avant d'ajouter qu'il était "profondément regrettable que les appels des athlètes du monde entier et tout le travail mené en coulisses par le CIO avec le Comité National Olympique d'Iran, la Fédération mondiale de lutte (UWW) et la fédération iranienne de lutte n'aient pas atteint notre objectif". Ce nombre a néanmoins "diminué de moitié" par rapport à 2018, selon Amnesty.

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