France: plus de 154 interpellations lors de la manifestation des Gilets Jaunes

14 Septembre, 2020, 21:20 | Auteur: Sue Barrett
  • Gilet jaune de la première heure devenu l’un des visages du mouvement le virulent Jérôme Rodrigues appelle les Français

De premiers heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté aux abords de la place de Wagram, l'un des points de départ des manifestations où sont réunis environ un millier de manifestants, selon la presse.

C'est ce cortège que Jean-Marie Bigard a tenté de rallier vers 10H00 avant de devoir fuir sous les huées des manifestants.

"Contrairement à ce qui s'est passé sous François Hollande dont la cote de popularité était, pourtant, inférieure à celle d'Emmanuel Macron, ce dernier doit faire face à une contestation qui s'exprime dans la rue mais qui, en plus, est permanente. L'exécutif ne peut que prendre son mal en patience et attendre que le mouvement s'essouffle et se démotive", ajoute M. Fouquet. Des poubelles ont été incendiées, le mobilier urbain renversé et deux voitures ont été brûlées.

À Paris, la police a utilisé des gaz lacrymogènes après que certains des manifestants aient quitté un itinéraire autorisé.

Parmi ces personnes, 27 ont été placées en garde à vue, a précisé la préfecture de police de Paris.

"Chahuté, insulté, Jean-Marie Bigard s'est réfugié un moment dans un restaurant de la place expliquant qu'il s'agissait d'une "mauvaise interprétation ".

La répression fait rage contre les Gilets jaunes, qui se sont rassemblés en ce 12 septembre un peu partout en France.

"Ça fait du bien d'être ensemble même si ça manque de monde, on se demande pourquoi les gens ne sont pas sensibilisés", regrette Michael, agent de la fonction publique, 50 ans, qui préfère garder l'anonymat.

Le mouvement des gilets jaunes est né il y a presque deux ans, le 17 novembre 2018. La chaîne a déposé plainte. Dès ce matin à Paris, le gouvernement a en effet déployé un important dispositif policier afin de réprimer les manifestants. A Toulouse, qui a été un des bastions du mouvement, la manifestation a été interdite par les autorités locales notamment en raison "des taux élevés de propagation de Covid-19".

Les policiers leur ont barré la route et ont tiré des gaz lacrymogènes.

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