Les ''gilets jaunes'' font leur rentrée nationale samedi

12 Septembre, 2020, 21:22 | Auteur: Sue Barrett
  • Warren Dalle est un Gilet jaune de la première heure. Il est étudiant en droit et politique à Lyon

Certains d'entre eux - dont plusieurs cagoulés et vêtus de noir avaient ainsi l'apparence des "black blocks", une fraction très radicale - ont mis le feu à des poubelles, incendié une voiture et endommagé d'autres véhicules.

Mais rapidement, comme on peut le voir sur des images transmises par notre journaliste, des tensions ont éclaté sur l'avenue de Wagram entre des manifestants et les forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène.

La matinée a été marquée par les incidents autour de l'humoriste Jean-Marie Bigard qui a été reçu par des huées et qui a dû se réfugier dans un restaurant avant d'être évacué à moto.

Absents (ou presque) à Poitiers alors que le rendez-vous avait été fixé au rond point d'Auchan Sud et très peu nombreux à Châtellerault sur la place face à la mairie, la rentrée des "Gilets Jaunes" a n'a guère mobilisé ce samedi 12 septembre dans la Vienne. Il n'a pas autorisé deux manifestations qui devaient passer par les Champs-Élysées.

"C'est l'événement de la rentrée, cela fait des mois que l'on n'est pas sorti " précise Prescilla Ferry, qui a déclaré la manifestation en préfecture, qui rappelle que "la consigne reste le port du masque obligatoire " et qui espère "au moins 300 à 400 personnes " même si "avec la crise sanitaire, on est sûr de rien ". Ce soutien médiatique des "gilets jaunes" s'est désolidarisé cette semaine d'une des figures du mouvement, Jérôme Rodrigues, qui avait assimilé les policiers à "une bande de nazis". "Donc j'ai interdit ces manifestations", a déclaré le préfet lors d'un point presse sur la place de l'Étoile, précisant qu'"il ne pouvait y avoir de destructions, de chaos sur les Champs-Élysées".

Les commerçants situés sur les Champs-Élysées ont ainsi été appelés samedi à fermer leur devanture durant l'avant-midi. "On est anticapitalistes, antisystème, anciens hippies et gilets jaunes ".

Habitant de Pau, "Dodo", 53 ans, a fait le déplacement jusqu'à Toulouse: "Je n'étais pas +gilet jaune+ au départ mais les choses ne font qu'empirer pour les gens en situation de pauvreté".

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