"La Turquie n'est plus un partenaire" — Emmanuel Macron

11 Septembre, 2020, 01:07 | Auteur: Lynn Cook
  • Méditerranée : pour Emmanuel Macron, la Turquie « n’est plus un partenaire »

Emmanuel Macron a appelé jeudi l'Europe à porter "une voix plus unie et plus claire" face à la Turquie, qui "n'est plus un partenaire".

"Force est de constater que la Turquie n'est plus un partenaire dans cette région", a souligné le président français lors d'une conférence de presse à Ajaccio, déplorant notamment la signature par Ankara d'"accords inacceptables avec le gouvernement d'entente libyen niant les droits légitimes de la Grèce" ou encore les pratiques turques de forage en zone économique exclusive chypriote qui sont "inacceptables".

"J'espère que les discussions de cet après-midi nous permettront d'avancer sur une position commune et mon souhait profond est de réengager un dialogue fécond avec la Turquie". En effet, la Turquie a décidé de monter au créneau, afin de dénoncer les déclarations jugées arrogantes, de la part du président Français. Il y va de la "souveraineté européenne", souligne son entourage. "Emmanuel Macron a encore une fois fait des déclarations arrogantes, dans un vieux réflexe colonialiste", a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères, ajoutant que le chef d'Etat français "favorise les tensions et met en péril les intérêts de l'Europe et de l'Union européenne". "Le peuple turc et son gouvernement ont toujours été unis face à ce genre de délire et vont continuer de l'être", a affirmé le ministère des Affaires étrangères.

"Blessé dans l'âme, Macron, dont nous avons déjoué tous les plans vicieux en politique étrangère, s'attaque chaque jour à la Turquie et à notre Président de la République", a fustigé le ministère turc.

"Au lieu de faire l'avocat de la Grèce et du secteur chypriote grec, qui prennent en otage l'UE pour leurs seuls intérêts, la France devrait plutôt faire le choix de la négociation et du dialogue". Les propos de'Emmanuel Macron selon lesquels le peuple turc "mérite autre chose" semblent avoir été perçus par Ankara comme une tentative de dresser le peuple turc contre le président Erdogan. De quoi énerver le pouvoir Erdogan, qui rappelle avoir été élu démocratiquement, avec l'un des plus grands pourcentages de voix en Europe.

Recommande: