Au moins 40 Français blessés, l'enquête ouverte à Paris élargie — Beyrouth

07 Août, 2020, 04:37 | Auteur: Lynn Cook
  • AFP- AFP

Dans Beyrouth dévastée, Emmanuel Macron s'est posé en sauveur ce jeudi, inscrivant sa visite comme un temps diplomatique fort de son quinquennat.

Au terme d'une visite de quelques heures, M. Macron a annoncé lors d'une conférence de presse son retour à Beyrouth le 1er septembre ainsi qu'une conférence d'aide "dans les tout prochains jours" pour le Liban, pays meurtri et proie à une crise économique inédite. "Des dizaines de personnes sont toujours portées disparues, mais un colonel de la sécurité civile française, engagé dans les recherches de disparus au port de Beyrouth, a estimé ce jeudi qu'il y avait encore de " bons espoirs " de retrouver " des personnes vivantes ". Le parquet de Paris a ouvert une enquête.

Les autorités libanaises affirment que l'entrepôt a explosé après un incendie.

"Il appartient aux dirigeants aujourd'hui en place, à un peuple souverain, de mettre en oeuvre ces décisions", a poursuivi Emmanuel Macron avant des rencontres avec des responsables politiques libanais. Le président français va demander aux responsables " de procéder à des réformes (...), de changer le système, d'arrêter la division du Liban, de lutter contre la corruption ". "Je souhaite organiser la coopération européenne et plus largement la coopération internationale".

"Par ailleurs, des Libanais massés pendant le passage d'Emmanuel Macron dans un quartier sinistré de Beyrouth ont conspué le chef de l'État Michel Aoun, demandant l'aide de la France pour évincer les dirigeants au pouvoir, selon une journaliste de l'AFP sur place".

La Tunisie voisine a proposé de faire venir et prendre en charge médicalement une centaine de personnes blessées dans les explosions et a annoncé l'envoi de deux avions militaires d'aide alimentaire et médicale.

L'explosion, la plus dévastatrice vécue par le Liban, a alimenté la colère des Libanais qui avaient battu le pavé pendant des mois fin 2019 pour exprimer leur ras-le-bol de la classe dirigeante.

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