Seconde vague ''hautement probable'' cet automne ou cet hiver en France

06 Août, 2020, 13:59 | Auteur: Lynn Cook
  • Coronavirus: une seconde vague

"La France se trouve dans une situation contrôlée mais fragile, avec une recrudescence de la circulation du virus cet été". Ce dernier juge "hautement probable qu'une seconde vague épidémique soit observée à l'automne ou hiver prochain", notent ses membres dans un avis remis le 27 juillet au gouvernement et publié par le ministère de la Santé.

La semaine du 20 au 26 juillet, le nombre de nouveaux cas confirmés en France a connu une augmentation importante, de 54% (5 592 au total), et la barre des 1 000 nouveaux cas par jour a été dépassée, a souligné le 30 juillet l'agence sanitaire Santé publique France dans son dernier point hebdomadaire. Le nombre de patients atteints de la Covid-19 admis en réanimation est quant à lui reparti à la hausse, rompant avec la baisse continue observée depuis début avril. Après l'obligation du masque dans les lieux clos, dont les commerces, le 20 juillet, le gouvernement a permis aux préfets de l'imposer également à l'extérieur dans les endroits où ils le jugent nécessaire. C'est le cas en Mayenne, où le virus est très présent, dans certaines zones de Nice, Toulouse et de la métropole lilloise, et certains lieux de Haute-Savoie. Et désormais bientôt de Paris.

"Nous sommes encore en période de Covid-19 et donc il importe de continuer à respecter les gestes barrières, de porter le masque, de se laver régulièrement les mains au gel hydroalcoolique, de faire attention", a déclaré mardi le président de la République, Emmanuel Macron, en visite à Toulon.

Pour parer à une deuxième vague épidémique, le Conseil scientifique demande aux autorités de mettre en place des "plans de prévention" axés notamment sur les plus grandes métropoles.Il pointe également des "lenteurs" dans la stratégie consistant à tester, tracer et isoler les cas positifs. Il souhaite améliorer l'accès aux tests de dépistage, dont il juge les délais actuels trop longs.

"On aurait pu l'éviter (le port du masque, NDLR)", estime Pierre Lebossé, 84 ans, casquette "Tour de France", short à fleurs, claquettes, mais pas de masque.

"Dans les espaces publics, en laissant un mètre de distance entre les gens, il ne risque pas de se passer grand-chose".

Moyennement probable, le maintien permanent du Covid-19 comme virus saisonnier; et enfin plus optimiste mais très peu probable pour le Conseil, la fin de l'épidémie. "On en a vu d'autres", dit-il.

" Je porte le masque pour ne pas me prendre une amende". Je vois beaucoup de jeunes qui ne le font pas. Maintenant, on ne sait plus sur quel pied danser.

"S'il y a 1.000 cas par jour, c'est parce que le virus circule, et c'est normal". Les autorités mettent en garde contre une possible aggravation de la situation.

La situation de la France par rapport à l'évolution du coronavirus n'augure rien de bon dans le pays.

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