Provoqué par Trump, Biden refuse de passer un test cognitif — Etats-Unis

06 Août, 2020, 10:09 | Auteur: Lynn Cook

"Pas rancunière", "A fait campagne avec moi et Jill", "Talentueuse", "D'une grande aide pour la campagne", "Grand respect pour elle": les mots inscrits par le candidat démocrate à la Maison Blanche sur un carnet avant de répondre aux questions des journalistes ont été capturés mardi par les photographes.

C'est "après des consultations avec des responsables de la santé publique et des experts, qui ont souligné l'aggravation de la pandémie de coronavirus", que les organisateurs de la convention du parti démocrate (17 au 20 août) ont expliqué avoir pris cette décision.

Israël découvre, avec surprise, Kamala Harris.

Souvent bien renseigné, Politico a rapidement évoqué une "erreur" et un porte-parole a précisé à l'AFP qu'il s'agissait d'un texte utilisé pour la mise en page. Il a fini par préconiser clairement le port du masque, ce à quoi il s'était jusque-là refusé, contrairement à Joe Biden, qui depuis des mois ne s'affiche en public qu'avec cette protection.

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La trajectoire de cette fille d'immigrés jamaïcain et indienne incarne le meilleur du rêve américain. "J'ai dit oui, c'est personne, femme, homme, caméra, télé".

Mais si beaucoup plaident pour que Joe Biden désigne une colistière noire pour répondre au mouvement historique de colère contre le racisme aux Etats-Unis, son passé de procureure pourrait peser contre elle. En cause, notamment, son soutien à une loi californienne qui punissait durement les parents des enfants séchant l'école, ce qui avait été perçu comme affectant surtout les minorités et les plus modestes.

Très amicale avec "Joe" au début de la primaire, elle avait durci son discours avec une attaque virulente contre les positions passées de l'ancien vice-président sur la ségrégation raciale dans les années 1970, qui avait secoué le premier débat démocrate. "J'ai confiance dans ce que ferait Joe Biden" en matière de réformes de la police et de la justice pénale, a-t-elle dit, alors que Donald Trump campe sur une posture en défense de "la loi et de l'ordre".

D'autant que ce dernier répète à l'envi qu'il choisira quelqu'un qui lui sera "sympathique", en rappelant sa propre bonne entente avec Barack Obama.

Les autres femmes politiques qui pourraient concourir en tant que colistières du candidat démocrate incluent l'ancienne conseillère à la sécurité nationale Susan Rice, la représentante de la Floride Val Demings, la maire d'Atlanta Keisha Lance Bottoms, la gouverneure du Michigan Gretchen Whitmer ainsi que la sénatrice américaine de l'Illinois Tammy Duckworth. Elle a dû abandonner la course à l'investiture moins d'un an plus tard en raison d'une pénurie de financements.

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