Coronavirus: deux projets de vaccins montrent des résultats encourageants

21 Juillet, 2020, 23:25 | Auteur: Jonathan Ford
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"Nathalie Charland, directrice des affaires scientifiques et médicales chez Medicago, autre entreprise de Québec qui planche sur un vaccin contre la COVID-19, souligne que le vaccin britannique de l'Université Oxford utilise un adénovirus responsable du rhume chez le singe pour éviter une immunité préexistante chez les humains". Les deux projets de vaccin s'inscrivent parfaitement dans cette dynamique, surtout quand on sait qu'ils assureraient une réponse immunitaire. Et 28 jours après l'injection du candidat vaccin, plus de 90% des participants à l'essai britannique présentaient des anticorps neutralisants dans le sang, et environ 85% dans l'essai chinois.

La première phase consistait à vacciner plus de 500 volontaires, âgés de 18 à 55 ans; la moitié de l'échantillon a reçu un vaccin témoin, un vaccin homologué contre la méningite à méningocoques, servant de contrôle (les deux sont susceptibles de provoquer des effets secondaires similaires). Cette réaction immunitaire comprend la production d'anticorps, mais aussi de lymphocytes T.

Ces essais cliniques sont encore dans une phase préliminaire (phase 1/2 et phase 2), et leur efficacité devra être établie dans un essai de phase 3, sur un nombre de participants plus important, avant d'envisager leur commercialisation à grande échelle.

Mais pour ces deux candidats vaccins, des questions essentielles demeurent. Ça ne veut pas dire pour le moment que ces vaccins vont être protecteurs. Ces expérimentations, dénommées challenge trial, devraient avoir lieu en parallèle ou suite à la phase 3. "Nous devons en savoir plus sur le virus; par exemple, nous ne savons toujours pas à quel point nous devons provoquer une réponse immunitaire pour nous protéger efficacement contre l'infection ", précise Sarah Gilbert, professeure de vaccinologie à l'Université d'Oxford et co-auteure de l'étude.

Le développement des vaccins pourrait ensuite se faire via un financement par un fonds européen, explique Bruno Hoen. Il faudra encore attendre un peu, "ce ne sera pas en 2020 et si c'est en 2021, ce sera juste un exploit". Ce qu'il faut retenir principalement de l'essai mené à l'Université d'Oxford, c'est que l'invention britannique se distingue par la stimulation de deux branches du système immunitaire humain.

L'heure est à l'optimisme prudent à Bruxelles où les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne tentaient dans la nuit de lundi à mardi de trouver un accord sur la réponse économique à apporter à la pandémie de Covid-19, qui a tué 80.000 personnes au Brésil et contaminé plus de 60.000 personnes aux Etats-Unis pour le 7e jour consécutif.

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