Facebook, WhatsApp et Telegram suspendent leur coopération avec les autorités — Hong Kong

07 Juillet, 2020, 11:09 | Auteur: Sue Barrett
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Plusieurs pays ont appelé la Chine à revenir sur sa loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, qui fait craindre à l'opposition démocrate locale un grave recul des libertés en vigueur dans la Région administrative spéciale revenue à la Chine en 1997.

Le Congrès américain a adopté jeudi une loi prévoyant de sanctionner les responsables chinois appliquant les nouvelles règles sécuritaires répressives contre Hong Kong.

TikTok, propriété du groupe chinois ByteDance, plébiscitée par les plus jeunes grâce à ses vidéos au ton léger, notamment autour de l'humour, de la danse et de la musique, comptait 800 millions d'utilisateurs en janvier dans le monde (selon DataReportal).

"Comme beaucoup d'organisations, de leaders de la société civile et de pairs de notre industrie, nous sommes sérieusement inquiets au sujet des développements en cours et du potentiel de cet loi", a commenté un porte-parole de Twitter.

Facebook et sa filiale WhatsApp ont annoncé aujourd'hui qu'ils ne répondraient plus immédiatement aux demandes formulées par les autorités honkongaises pour obtenir des informations sur leurs utilisateurs.

"Le gouvernement pro-Pékin de l'ex-colonie britannique a demandé lundi aux écoles d'" examiner le matériel pédagogique, y compris les livres " et de les " retirer " en cas de " contenus périmés ou pouvant s'apparenter aux quatre types d'infractions " définies par la loi sur la sécurité nationale.

Parmi les auteurs dont les titres ne sont plus disponibles figurent Joshua Wong, l'un des militants les plus célèbres et Tanya Chan, une députée pro-démocratie renommée.

Le mercredi 1 juillet dernier, le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé l'imposition d'une loi sur la sécurité par la Chine à Hong Kong qui violait " sérieusement et clairement " le traité avec la Grande-Bretagne.

Les sénateurs ont également approuvé une mesure qui interdirait la vente à la police hongkongaise de gaz lacrymogène, balles en caoutchouc et autres équipements destinés à réprimer les manifestations.

De son côté, le gouvernement britannique a décidé de faciliter l'accès à la citoyenneté aux Hongkongais en réaction à la nouvelle loi chinoise sur la sécurité.

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